lundi, novembre 13, 2006

On est perçus comment? Hein?

Quand on vit hors pays, hors province; on est à l'affut de bien des choses qui nous rappellent nos origines.

Quand c'est de l'écrit comme un Spirou incluant des pages de bédéistes québécois, un Lucky Luke et La Belle Province, Magasin Général dont le 2e Tome est disponible, j'oublie probablement d'autres occasions, ah oui: Le Figaro no 1111 de février 2002 qui consacrait un dossier sur le Québec en collaboration avec TV5.

Cette semaine je serai donc à la recherche de ce visuel:



Courrier International fait l'éloge du Québec:

Arrivé en kiosque vendredi, le plus récent numéro de l'hebdomadaire Courrier international consacre un dossier de cinq pages au Québec. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les mots manquent quand vient le temps d'évoquer la Belle Province. Les choses semblent tellement idylliques qu'on se demande même pourquoi les Québécois veulent se séparer du Canada.

Fidèle à sa manière, le Courrier international reproduit des textes publiés dans d'autres organes de presse. «Chaque semaine, nous tentons de voir comment les autres médias perçoivent la France, dit M. Thureau-Dangin, directeur de la rédaction. On a eu l'idée de faire la même chose avec le Québec.»

Pendant trois ou quatre mois, l'équipe a passé en revue différents articles écrits sur le Québec par des journaux internationaux. «Chez nous, quand on trouve des articles critiques, on aime particulièrement cela, dit M. Thureau-Dangin. Mais sur le Québec, j'avoue que ça été difficile.»
(sic)

L'identité québécoise fascine visiblement les journalistes étrangers. Dans un article du quotidien espagnol El Correo, on présente le Québec comme un exemple à suivre pour le Pays basque. Ces deux cultures ont en commun, selon le journaliste, de partager une langue particulière et un sentiment nationaliste. On note toutefois qu'il existe une grande différence : le Québec n'a «quasiment» pas connu d'épisodes de violence nationale alors qu'en Espagne l'ETA a tué plus de 800 personnes.

Dans L'Orient-Le Jour, du Liban, une journaliste s'étonne de voir que les Québécois aient réussi à préserver leur langue pendant autant de siècles. «La francophonie dans cette province nord-américaine n'est certainement pas une simple langue de communication, c'est toute une raison d'être, un réel combat pour l'indépendance», écrit-elle, admirative.

L'indépendance, pour quoi faire?

Le dossier du Courrier international fait une large place à la question de la «sécession». Dans des extraits d'un reportage publié dans The Economist en 2005, on se demande pourquoi, après les lois linguistiques nationales imposées par Pierre Elliott Trudeau et les mesures mises de l'avant plus tard par les péquistes pour protéger la culture québécoise, les Québécois veulent se séparer.

The Economist en arrive à la conclusion que si «le Québec veut être traité comme une nation indépendante, c'est parce qu'il se ressent comme tel. Il suffit de se rendre à Montréal pour comprendre que le Québec est bien la société distincte qu'il prétend être».

Sur le plan culturel, le Courrier international reprend le dossier publié par Télérama en mars dernier sur la nouvelle scène musicale québécoise, dans lequel on recommandait carrément aux Français de s'inspirer de ces jeunes artistes québécois en émergence.

L'équipe du Courrier international s'est également amusée à visiter différents sites Internet québécois. Sur mauditsfrancais.com, elle a découvert un immigré français qui voudrait bien comprendre pourquoi certains de ses compatriotes repartent dans leur pays «totalement écoeurés» du Québec. Sur simeric.net, un couple de Français est ravi d'avoir trouvé un ailleurs où on n'est pas considéré comme un attardé mental parce qu'on a moins de 40 ans.

Mais sur siropderable.com, un Breton aborde l'attitude des Québécoises, ces femmes «qui partagent l'addition au restaurant, qui prennent le volant de leur mari en lui donnant des ordres et qui préfèrent le sexe à l'amour».

Un graphiste de La Presse à l'honneur

Pour illustrer ce numéro sur le Québec, la direction du Courrier international a fait appel à différents artistes québécois. C'est une illustration de Julien Chung, graphiste à La Presse, qui a été choisie pour illustrer la couverture. «Je n'ai eu que 36 heures, dit Julien Chung. J'ai envoyé trois dessins et c'est ma représentation du Québécois s'interrogeant sur sa place dans le monde qui a retenu l'attention.»

Un personnage à la mine dubitative avec un globe terrestre comme cerveau et coiffé d'une fleur de lys rouge représente ce Québécois nouveau genre.

Publié en portugais, en japonais et en français, le Courrier international est distribué à 250 000 exemplaires dans les pays francophones. Au Québec, un tirage de 12 000 exemplaires a été prévu pour ce numéro.

J'espère bien qu'il en reste encore en kiosque ici!!!

Et vous? Vous en pensez quoi?

PS: je me doutais bien que je serais prise de vitesse, et par qui? Olivier!!!

30 commentaires:

Lux a dit…

On dirait qu'on s'intéresse plus au Québec dans d'autres pays qu'au Québec même! Merci pour ce tour d'horizon. La terre est vraiment un grand village.

Ici la politique est terne, on manque de rêve et d'idéal social-démocrate. On est trop contaminés par Bush et Harper ou par nos technocrates sans âme, «politiquement correct».

On devrait s'inspirer de la France (une partie) qui élira peut-être une femme socialiste. Nous, on a manqué notre chance avec Pauline Marois... Hélas!
Je vais pleurer un peu et demain sera un autre jour.

«Je veux rêver
Que l'avenir
Fera grandir
La liberté
De réfléchir
De recréer
De développer
Sans rien trahir»
Lux 13 novembre 2006

P.S. Excuse ma fibre nationaliste très sensible
Au revoir

Blue a dit…

Très intéressant, Beo.
Lux, tu as raison, mais si je peux me permettre, si jamais Ségolène Royale était élue, ce ne serait pas une vraie victoire entre un Le Pen fascho et un Sarkozy qui fait peur par son arrivisme.

looange a dit…

C'est fou... quand je lis ça mon côté fier ressort :) On est pas si tant pire finalement :)

Moi aussi je comprends mal pourquoi certains français repartent.. mas Olivier en a déja parler dans un post.

miss lulu a dit…

huhuh, Olivier nous prend toujours de vitesse ;) (bon allez, je vais m'acheter un pain aux raisins et je reviens lire tout ça en détail!)

Shandara a dit…

Je vais peut-être zieuter ça au gamasin, mais de là à l'acheter.. boaf on verra :) J'en ai un peu marre des comparaisons entre pays (dixit la fille qui le fait tout l'temps!!!)

Miss Patata a dit…

J'en pense que j'ai bien hâte que tu nous en reparle!

Laurent a dit…

Je me demandais juste si Montréal était le bon exemple pour avoir un aperçu du Québec dans son ensemble... Tout comme Paris n'est pas la France, Montréal ne me semble pas être le Québec... Puisque Montréal est une mégapole très cosmopolite. Est ce que je me trompe ??

Beo a dit…

Lux * Très joli ton poème!

J'avoue que depuis 5 ans à peu près, je remarque un intérêt grandissant.

On fait envie, dans le sens qu'on respecte les idées, que sauf en octobre 70, notre passé n'est pas un passé de conflits guerriers, ou armés. Ce qui n'est pas le cas du pays Basque ni celui de la Corse.

Pour Ségolène, on verra... pas envie de faire de pronostics ;)

Je suis daccord avec toi au sujet de Pauline Marois; je l'aurais très bien vue à la tête du pays, mais bon... on ne refait pas le passé.

Tu sais; on conserve notre fibre nationale même en vivant au loin :)

Beo a dit…

Blue * Moi ce que je redoute au sujet de Ségolène: c'est que si jamais elle est élue, elle aura les pieds et poings liés, en plus de tous les sarcasmes machos de bas étages qui attendent les femmes en politique ici en Europe.

C'est inconcevable pour nous, mais force m'est de constater que le nombre de chaussures, ou la tenue vestimentaire fait plus partie des conversations que les réalisations de ces dames. :(

Beo a dit…

Looange * Moi je suis très très très fière, huhu!

Pour les français qui restent pas au Québec; ma petite idée est qu'ils voudraient refaire le Québec à leur goût, et pas très subtilement merci!

Notre légendaire sens de l'accueil vire carrément de bord quand on constate la mauvaise foi de ce genre de personne. D'où le qualificatif: de maudits français! lol!

Il ne me viendrais jamais à l'idée de dire une telle chose à Olivier et tout plein d'autres comme lui qui ont le génie de s'adapter à leur environnement, quel qu'il soit!

Beo a dit…

Miss lulu * Alors ce pain au raison!

Tu sais quoi? J'ai goûté au taillé au grebon pour la première fois ce matin aux 9 heures!

Un collègue qui m'en a donné un petit bout et qui lui même disait qu'il ne goûtait rien... je vais devoir remettre ça à ton avis pour avoir le vrai sentiment d'en avoir déjà mangé?

Beo a dit…

Shandara * J'ai pas eu le temps ce soir; tellement contente de rentrer directement à la maison par l'autoroute!

Je crois que l'idée n'est pas tant de comparer que d'avoir assemblé les points de vue de journalistes différents de par le monde... sur notre cas, gniark gniark!

Beo a dit…

Tangerine * Faudrais déjà que je mette la main dessus!

Beo a dit…

Laurent * Je suis d'avis que tu soulèves un grand point.

Tout comme la France, le Québec est vaste et chaque région est distincte.

N'empêche que les grandes lignes du Québécois type, se retrouvent aussi à Montréal ;)

Alors; pour ce genre d'articles regroupant un éventail de la perception de journalistes étrangers, je ne crois pas qu'il faille aller en région, mais bien discerner l'ambiance de la vie au Québec, de la politique au Québec et selon les résumés: j'ai l'impression que c'est plutôt réussi.

Olivier de Montréal a dit…

Je suis le plus rapide de l'ouest! ;-)

Beo a dit…

Olivier * J'ai toujours cru que l'Europe était à l'0uest du Canada moi, huhu!

Lux a dit…

On peut dire qu'Olivier blogue plus vite que son ombre...
Béo! T'as beau être en Suisse, ta fibre nationaliste, on peut la sentir jusqu'à Québec (un autre coin intéressant à part Montréal!)
En ce qui concerne Ségolène, tu as peut-être raison pour les sarcasmes macho et ses liens aux poings et pieds... mais mon intuition masculine me dit qu'elle a de la force en elle, sous son sourire. Elle semble dure à mettre K.O. On peut rêver non?
P.S.J'ai de la difficulté à saisir ce que Blue veut dire du combat Le Pen/Sarcosi ???
En passant Béo, tes thèmes sont stimulants on dirait...
Bye

Beo a dit…

Lux * Ségolène est aussi forte qu'une Lise Payette, Pauline Marois etc... là n'est pas le problème. C'est tout l'environnement autour qui est pourri. :(

Sarkozy est un arriviste arroguant, Le Pen est euh... le meilleur du pire je dirais. Chose certaine il révolutionnerait tout mais dans un climat peu enviable... Blues voulait probablement dire que c'est pas fameux comme alternatives.

Oui; ça m'arrive de soulever de beaux débats mais ils se réalisent avec vous tous et vos commentaires, hehe!

Lux a dit…

Si j'ai bien compris leur philosophie, Sarkozie se débarrasserait «de la racaille» et Le Pen frapperait à coup de bottes sur tout ce qui ne pense pas comme lui et prendrait quelques femmes à la gorge. Beau programme d'ouverture d'esprit.
Tu as raison pour la pourriture, ça a l'air assez généralisé.

Tu m'étonnes en disant que Le Pen est le meilleur du pire... Les autres doivent être graves graves! C'est vrai que c'est sombre comme alternative.
Il doit quand même y avoir assez de gens civilisés et honnêtes pour nettoyer tout ça aux prochaines élections, non?... Quoique la peur engendre souvent la timidité.

miss lulu a dit…

pas de pain aux raisins, c'était fermé :( (encore un truc canadien, tiens, les magasins fermés le lundi ;))

pour le taillé aux grebons, y'en a des super bons, c'est un peu sec parfois mais miam (enfin, ça m'a pris quelques années pour m'habituer, c'est vrai...)

Lancelot a dit…

Pour ma part je suis toujours attiré par l'accent québecois.

Beo a dit…

Lux * Moi j'arriverai pas à synthétiser tout ça, car je sais bien qu'il me manque des données. Je ne vis pas en France.

Au début; j'aimais voir Sarkozy à la télé pour son franc parler qui à mon avis maintenant: ne signifie plus franchise, dommage.

Le Pen est tout le contraire. Aucune hypocrisie, on fonce dans le tas... c'est celui dont j'attends le moins de remarques mysogynes par contre!

Hier, sur une émission d'infos de Suisse, au sujet d'une délocalisation d'usine: on a entendu Ségolène avec un résumé clair et précis de la situation en France avec ces moyens de pressions à venir sur ces usines champignons qui foutent le moral à terre des petits salaires en France.

Tes commentaires, et ce reportage m'ont un peu remise à jour sur le sujet. Alors: j'ai bien hâte de voir!!!

Beo a dit…

Miss lulu * J'avoue qu'une bouchée m'a donnée l'impression que c'est très sec oui, je croyais aussi que c'était gras à cause du grebon... mais pas celui-là!

Pour les boutiques fermées le lundi... c'est encore très courant sur Genève et pire encore à certains cantons.

Un fait connu: les gens qui veulent fêter par exemple à Ottawa; traversent la frontière et terminent leur "soirée" à Hull au Québec. Huhu!

Beo a dit…

Lancelot * Moi aussi mes oreillent "silent", lire sile, quand j'entends l'accent québécois qui n'est pas toujours nécessairement semblable au mien, he he!

cassy a dit…

Moi je trouve ton entrée super interessante. Et c'est vrai que cette identité particulière se rapproche beaucoup de celle des basques. Une culture differente, la préservation d'une langue. Le désir d'indépendance. Tout comme on est quebecois avant d'être canadien, on est basque avant d'être français, ou espagnol.
La différence se trouve dans l'approche de la volonté d'être indépendant. La violence de l'ETA en est une preuve. Et puis aussi le fait que le Quebec est une province du Canada, à l'intérieur du Canada. Pour le pays basqe, c'est encore plus compliqué puisque ses frontières sont en petites partie du côté francais et en grande partie du côté espagnol.. Une région partagé entre 2 pays.
En cotoyant des Quebecois, j'aprends justement cette "identité". Et pour ça, vive le net :o)
Bonne journée béo!

Famille Delisle-Gervais a dit…

Eh bien, tu m'en apprends une belle aujourd'hui. Je vais voir si je peux mettre le grappin sur une copie. J'en suis bien intriguée. Super billet, Béo!

Beo a dit…

Cassy * Tu sais qu'on a des Basques dans la région de la Vallée du St-Laurent?

Ils venaient jusque là bas, en chassant les baleines, qu'ils dépeçaient sur les rives du Fleuve. Plusieurs sont restés; on a donc une région qui s'appelle Les Basques ;)

Alors; je te dis pas leur descendants... qui ont sûrement conservé leurs caractères particulier!

Beo a dit…

Anne * Quel plaisir de te lire ici! J'arrive de deux différents: un n'a pas ce magazine et l'autre en a plus :(

Je ne désespère pas d'en trouver un d'ici jeudi!

genevieve a dit…

zut ... j'espère que je trouverai encore des exemplaires en kiosque ... ça m'intrigue tout ça (et les articles online sont "barrés").

Beo a dit…

Geneviève * Merci de me le dire, je me rends pas toujours compte qu'ils laissent pas les articles visibles. Mais, dans ce cas-ci: j'en ai recopié l'essentiel ici. ;)