dimanche, novembre 19, 2006

Salon du livre de Montréal

Photo Alain Roberge, La Presse


Arpenter le Salon du livre de Montréal me ravirais au plus haut point ces jours. Entendre Michel Tremblay dans une lecture d'un extrait de son dernier roman, me ferait une telle joie, mais je me contenterai de vous en parler, encore.

Un trou dans le mur.



Michel Tremblay : les nuits de Montréal

Marie Claude Fortin

La Presse

Collaboration spéciale


Trente-sept ans après La Cité dans l'oeuf, Michel Tremblay renoue avec la littérature fantastique. Et ressuscite cinq de ses personnages, dans un lieu fictif planté dans la réalité du boulevard Saint-Laurent. Ce soir, il lira un extrait du Trou dans le mur; un long passage du chapitre consacré à Willie Ouellette. Une lecture qu'il a longuement répétée, dit-on. Sur la scène de la Grande Place, à 19h, pour une très rare fois, le créateur prêtera donc sa voix à l'une de ses créatures.

Pour se rendre au Montréal Pool Room, ce jour-là, il faut s'armer de courage. Le boulevard Saint-Laurent, entre Sainte-Catherine et René-Lévesque, est pratiquement éventré. On refait la rue, ou les trottoirs, ou les deux, difficile à évaluer, devant l'ampleur du chantier. Il faut franchir des pelotons d'ouvriers. Il y a des cônes orange partout. Des interdits de stationner devant tous les établissements. Et plein de piétons impatients.

La Main, lieu sacré, béni, maudit, dans l'oeuvre de Michel Tremblay, a bien mauvaise mine, aujourd'hui. Mais l'auteur des Chroniques du Plateau Mont-Royal n'a pas l'air du tout chagriné. Assis sur un stool du Montréal Pool Room, devant une assiette remplie de frites qu'il a abondamment saupoudrées de sel et arrosées de vinaigre blanc («ah! cette odeur, cette odeur! C'est l'odeur de mon enfance»), d'un hot-dog relish moutarde («un oil dog, comme on disait quand j'étais p'tit»), et d'un Coke diète, Michel Tremblay nous rappelle que «sa» Main n'a rien à voir avec la réalité. «Je ne connais pas la Main. Je ne la connais pas du tout. C'est une invention artistique née autour d'un fantasme d'enfance.» Une cousine qui travaillait comme waitresse au French Casino, boulevard Saint-Laurent (qui est devenue la Thérèse de son oeuvre). Et qui gagnait, croyait-il, une fortune. «Tout vient de là.»


À défaut d'être sur place: j'ai hâte de mettre la main sur ce dernier roman!

4 commentaires:

Miss Patata a dit…

Je suis sidérée de voir à quel point tu es au courant de tous ce qui se passe au Québec! Tu es probablement plus à la page que bien des Québécois et Québécoises!

Beo a dit…

Miss Patata * Euh... pourtant je vais juste une fois par jour sur
Cyberpresse!

D'autres fois, les informations me viennent de vos blogs ;)

Lux a dit…

Selon ma blonde qui est en train de le savourer, «Un trou dans le mur» est un autre bijoux de Tremblay, digne des prédédants. Imagine!...
Et bonne patience... avant de mettre la main dessus. As-tu lu «Carnet noir» «Carnet bleu» et «Carnet rouge»?
C'est extraordinaire quand même que tu puisses rester en contact si «intime» et si immédiat avec le Québec après huit (?) ans. Tu as même 6 heures d'avance sur nous. Quelle invention la toile internet, n'est-ce-pas?

Beo a dit…

Lux * Je veux bien croire ta blonde!

Non; je n'ai pas lu les Carnets, ça fait pas vraiment longtemps que j'ai plongé dans l'univers de Tremblay.

J'ignore pourquoi mais ça ne me disais rien avant il y a à peu près 4 ou 5 ans.

Je viens de commencer ma 9e année en Suisse lala, ce qui a de bien: Tremblay est un auteur facile à trouver ici; ce qui n'est pas le cas des auteurs québécois en général.

La Toile est une superbe invention, sans laquelle; je ne sais pas si j'apprécierais autant de vivre si loin du pays ;)