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vendredi, juin 19, 2009

L'Ordre national du Québec...

Sur la caricature: Mario Lemieux et René Angélil

L'Ordre national du Québec est la plus haute distinction, elle est remis à différentes personnalités marquante dans la vie québécoise. Mercredi soir, j'ai pu voir la cérémonie sur RDI et ce qui m'a marquée; c'est la diversité des provenances des récipiendaires.

La liste complète ici.

Plusieurs sont nés au Québec, mais pas toujours de parents québécois, certains sont nés dans d'autres pays et sont venus au Québec en tant qu'immigrés. Ils ont excellé dans leurs domaines respectifs.

Pour n'en citer que quelques-uns:

René Angélil d'origine syrienne.

Brenda Milner: anglaise.

Mostafa M. Elhilali: égyptien

Céline Galipeau: sa mère est vietnamienne.

Des gens donc, de provenance diverses qui ont adopté le Québec comme leur patrie.

Jamais vous n'entendrez ces gens critiquer la société québécoise. Ils en ont fait leur pays et ont consacré leur temps et leur énergie dans ce quoi ils excellaient le plus.

Je suis consciente qu'on parle d'une élite, mais je suis aussi consciente que l'énergie passée à revendiquer des "petites reproductions" des traditions de certaines ethnies, ne sont que perte de temps et surtout: font écran à une possibilité réelle de devenir citoyen à part entière du pays d'accueil.

mardi, octobre 14, 2008

Les Miss, les Miss... y a pas que ça dans la vie!

Il me fait plaisir de vous présenter la championne des vaches laitières:

Thrulane James Rose, de la Ferme Pierre Boulet, a été proclamée la meilleure vache au monde.

Grande gagnante de la World Dairy Expo 2008 qui se tenait à Madison dans l'État du Wisconsin. N'est-ce pas qu'elle est jolie avec son beau museau couleur chocolat? Mais il faut plus que ça pour gagner cet honneur mondial!

Thrulane James Rose, a aussi été proclamée championne de sa race et championne toutes races confondues, ce qui en fait la meilleure vache au monde.

Que cette championne soit une de mes compatriote me touche beaucoup!

Pour avoir presque toujours eu des vaches autour de moi, tout d'abord celles laitières de mon papa, mais que je voyais juste quand j'allais en séjour à la ferme, ensuite les taureaux de la station d'épreuve voisine qui ont agrémenté le paysage durant mes dernières années au Québec et maintenant mes broutards: vous savez tous que je les aime bien!

Thrulane James Rose avait déjà été sacrée championne de l'Expo Québec 2008, rien d'étonnant!

Pour en savoir plus sur la Ferme de Pierre Boulet.

Un gros bravo à M. Boulet et à toute sa famille qui peuvent être fiers de cette récolte de distinctions grâce à leurs efforts constants. Et dieu sait tout l'amour des animaux, les attentions répétées tout en ne comptant pas ses heures, tout ce qu'il faut pour faire une vie de rêve à ses vaches qui le leur rendent bien.

On est loin du petit paysan qui laisse ses vaches dépérir, parce qu'il n'arrive plus à s'en occuper correctement, mais que l'argent de l'État qui rentre payé par tête de pipe intéresse encore.... désolée mais j'ai pas pu la retenir celle-là parce qu'on en voit régulièrement en photos dans les journaux de Suisse de ces troupeaux moribonds... C'est honteux!

Je veux bien croire que je me trouve au pays des vaches... Holstein sur les représentations souvenirs de l'Helvétie, mais... je suis désolée dans mon coeur: le pays des vaches c'est le Québec! ;)

jeudi, septembre 04, 2008

Mon rêve!!!

Ahhhhhhh que c'est beau! Ahhhhh que j'aurais tant aimé quand j'étais gamine avoir un animal autre qu'un chien ou un chat-que je n'ai jamais eu dailleurs-!

En fait je rêvais d'avoir un poney... hum... mais un lion?

Voyez plutôt!



Je me demande comment ils ont fait pour se séparer encore une fois!!!

Voici la version longue:



Magnifique!

dimanche, janvier 13, 2008

Quand les cultures se mélangent!


La maison Kerhulu, sise chemin Saint-Louis, à Sillery, est l'une des rares demeures de Blatter qui n'ait pas été démolie ou défigurée.
Photo Érick Labbé, Le Soleil

Comment aie-je pu vivre durant 7 ans dans la magnifique ville de Québec sans savoir qu'un architecte suisse y avait réalisé plusieurs joyaux, y compris le Colisée? Peut-être que s'il y avait eu une plaque indicative sur le Colisée comme ça se pratique ici, peut-être je dis bien que j'aurais su avant aujourd'hui.

La révolution Blatter

Le Soleil
Michèle LaFerrière

Arrivé dans la capitale en 1926, l'architecte d'origine suisse Robert Blatter a contribué à la diffusion du goût nouveau à Québec.

L'architecte Robert Blatter n'a pas la réputation d'un Le Corbusier. Mais le premier a eu beaucoup plus d'influence à Québec que le second. La ville lui doit en effet le Colisée et la première résidence de style international au Canada, la maison Bourdon, encore debout aujourd'hui, mais défigurée.

Construite en 1934 sur le chemin Saint-Louis près de l'avenue Maguire, à Sillery, la maison du docteur Bourdon était «révolutionnaire», commente l'architecte de Québec George Leahy, qui a connu Robert Blatter, car il était un ami de son grand-père. Avec ses baies semi-circulaires, ses fenêtres en ruban, son porche et son balcon, son toit plat et ses murs de brique blancs, elle est l'illustration du style international.


«Robert Blatter n'a pas d'équivalent au Canada, soutient Leahy. Il arrivait de l'extérieur avec un oeil nouveau, une architecture nouvelle.»

Comme Le Corbusier, Robert Blatter est né en Suisse à la fin du XIXe siècle (1899). Les deux hommes ont participé activement à l'Exposition des arts décoratifs de Paris, en 1925, un événement qui a constitué un «moment magique dans la création et la diffusion du goût nouveau (...) et qui a marqué le véritable début de l'art moderne», selon l'historien Michel Lessard.

Entre 1922 et 1926, Blatter travaillait à l'atelier de Maxime Roisin, à Paris. Quand la basilique de Sainte-Anne-de-Beaupré a brûlé, les autorités ont invité Roisin à Québec pour la reconstruire. «Il a emmené Blatter avec lui», raconte George Leahy. Arrivé ici en 1926, il a épousé une Québécoise et a fait carrière dans la capitale, où il est mort en 1998.


Des paris sur le Colisée

C'est aussi Robert Blatter qui a dessiné les plans du Colisée de Québec, sur la base d'un brevet allemand, précise George Leahy. «Les gens prenaient des gageures sur le moment où il s'effondrerait, raconte-t-il. Mais Blatter avait fait le pari de le construire, même si ça n'avait jamais été réalisé de cette façon au Canada.»

Selon l'historien de l'architecture Luc Noppen, Blatter a conçu une dizaine de maisons de style international à Québec. Mais Paul Bourassa, du Musée national des beaux-arts du Québec, pense qu'il en a probablement créé davantage, puisqu'il n'a été reconnu comme architecte ici qu'en 1950. «Il a longtemps été dessinateur pour d'autres architectes», mentionne-t-il.

En 1929, il a accompli «un projet exceptionnel»: la maison Bélanger, qui a été détruite en 1963, pour faire place au siège social de la compagnie d'assurances La Laurentienne-Vie. «Une gaffe», résume Paul Bourassa, qu'il explique par le fait que ce type d'architecture était associé à une époque trop récente. «Elle n'était pas considérée comme une maison de notre patrimoine», dit-il.

Au 1589-1591, chemin Saint-Louis, à Sillery, la maison Kerhulu est l'une des rares résidences de Blatter qui n'ait pas été démolie ou défigurée. D'une architecture révolutionnaire pour le Québec d'alors, elle a été construite en 1945 à partir d'un dessin exécuté six ans plus tôt.

Robert Blatter avait donné à la famille Leahy son «fonds» constitué de meubles, de quelque 250 dessins et de photos des résidences qu'il avait conçues. En 1994, ils ont été déposés au Musée national des beaux-arts du Québec. Le Musée de la civilisation a quant à lui acquis une partie de l'ameublement de la maison Bélanger.

ne carrière propulsée grâce à la maison Bélanger

Le coup d'envoi de la carrière de Robert Blatter a été donné en 1929, grâce au mandat de la maison Bélanger, qui lui a valu le titre d'architecte-ensemblier. Des tapis aux poignées de porte, des meubles aux lampes, de l'humidificateur au paravent, Blatter a tout conçu dans cette résidence.

À l'instar du Corbusier, Robert Blatter savait dessiner des maisons et des meubles. En 1927, il reçoit une commande de l'arpenteur de la province de Québec, Henri Bélanger, qui souhaitait encourager un jeune architecte. «Malgré la crise de 1929, il n'a pas annulé sa commande à Blatter», mentionne l'architecte de Québec George Leahy.

Dans son livre Un rêve Art déco, Danielle Rompré raconte que le coût de construction de cette maison avait été évalué à 35 000 $, soit «deux fois le prix moyen d'une résidence bourgeoise de l'époque». Sise au 131, de Claire-Fontaine, la maison Bélanger était l'une des «plus cossues de Québec». Elle a été détruite en 1963, lors du réaménagement de la colline parlementaire.

Transitions

L'auteure parle d'une «architecture de compromis» et d'un exemple de «transitions vers l'architecture de style international». «Révolutionnaire par ses formes géométriques et sa composition découpée en volumes», elle révèle aussi une influence Art déco dans «l'alliance de la pierre, de la brique et du fer forgé», ainsi que dans «l'attention accordée au portail et au hall».

Avec cette maison, Robert Blatter a misé sur un concept nouveau «où confort, luxe et dépouillement vont de pair». Il a innové en destinant le sous-sol à des fins de loisirs, alors qu'autrefois, il était surtout réservé aux domestiques. Et il nous a familiarisés avec les meubles intégrés, les matériaux faciles d'entretien, l'éclairage et la luminosité, ainsi qu'avec l'importance d'une cuisine fonctionnelle.

Édifices signés Blatter:

- Hôpital Saint-François d'Assise

- Hôpital des vétérans

- Maison généralice des Soeurs de la Charité, à Beauport

- Monastère des religieuses de l'Hôtel-Dieu de Gaspé

- Colisée de Québec

- Édifice de la compagnie d'assurances La Solidarité, à Sillery

- Église Saint-Louis-de-France, à Sainte-Foy

______________________
Sources :

-Charlotte et Peter Fiell, Design du XXe siècle, Taschen

-Danielle Rompré, Un rêve Art déco. La collection Bélanger-Blatter, Musée de la civilisation

-Michel Lessard, Au carrefour de trois cultures. Meubles anciens du Québec, Les Éditions de l'homme

-Michel Lessard, La nouvelle encyclopédie des antiquités du Québec, Les Éditions de l'homme

PS: pour ceux qui se demandent pourquoi je fais du copier/coller avec les articles de Cyberpresse; la réponse est simple: les articles mis en liens sont souvent totalement disparus quand on veut y accéder après quelques jours.



jeudi, décembre 13, 2007

L'artisan de Taizé à Genève

Je me permets de reprendre le grand titre d'un article paru dans Migros Magazine 50 du 10 décembre 2007.

Comme toujours, je parcours ce journal gratuit qui arrive directement dans nos boîtes aux lettres. Depuis 2 mois en traversant un village qui est sur mon trajet; j'avais remarqué une affiche qui parlait de Taizé. Sur le moment rien ne me venait à l'esprit.

Cet article me remets en mémoire le contexte et le but de ce grand rassemblement qui aura lieu à Genève en fin d'année. L'affiche, c'était pour faire la demande pour recueillir des jeunes pour la nuit je crois.

Bref; je lis cet article ce midi pour réaliser que l'artisan en question est un Ontarien d'origine! Né au sein d'une famille catholique de la minorité francophone ontarienne, il est arrivé à Taizé en 1975. L'envie d'une année de réflexion est devenue toute sa vie quand il a prononcé ses voeux en 1979.

Retour aux sources:

Fondée dans la Cité de Calvin à la fin de la Seconde Guerre mondiale par le Frère Roger-assassiné en 2005-. Les premiers jeunes arrivent au début des années 60, ils sont indifféremment catholiques ou protestants.

Le message demeure inchangé pour tous ces jeunes venus des quatre coins de l'Europe: -Rentrez chez vous, soyez des signes d'espérance, ouvrez des chemins de confiance là où vous êtes.

C'est le genre de démarche et de message que j'aime. Alors, si vous avez la possibilité d'accueillir un de ces jeunes pour lui offrir une nuit au chaud; n'hésitez pas: 022.322.15.40