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lundi, octobre 20, 2008

Un leg monumental et assez spécial!

Durant toute l'année du 400e anniversaire de naissance de la ville de Québec, des legs ont été offerts en cadeaux par des gens et des pays pour qui le Québec est spécial. Une vingtaine en tout.

Le canton du Jura qui pour plusieurs-je me le suis souvent fait dire-, est un petit Québec de par sa détermination à devenir un canton-république en 1979, avec pour but de préserver la culture francophone qui était menacée par le Jura bernois.

Alors voici le leg qu'offre le canton du Jura:


L'imposante horloge, haute de 3,5 m et large de 2,5 m, n'est pas encore cons­truite. Si tout va bien, elle sera prête au printemps 2010 et sera intégrée au nouveau hall d'entrée de la bibliothèque Gabrielle-Roy, qui sera complètement rénovée d'ici là. Elle sera visible autant de l'intérieur que de l'extérieur.

Lire la suite ici

C'est fou parce que quand je reviendrai à Québec, j'aurai tout plein de nouveautés à voir dont plusieurs seront reliés à cette belle année du 400e!

mercredi, septembre 17, 2008

Champlain sous forme ludique!

Vouv vous souvenez de ces petites chroniques sur les oeuvres de Champlain pour fonder Québec que j'avais mises en lien au début de l'été?

Chroniques qui nous apprennent au fil des jours tous les efforts et les luttes qu'il a consignées dans son journal-les blogs n'ont rien inventé hein-.

Eh bien Samuel de Champlain peut aussi se découvrir en version BD!

Un quartier, un lac, une promenade et mille autres lieux portent son nom. On le voit sur des monuments, on a célébré toute l’année son arrivée ici, il y a 400 ans. Et pourtant, peut-on prétendre connaître Samuel de Champlain? Non, répond Philippe Girard, un bédéiste de la capitale qui a consacré une bande dessinée au fondateur de Québec.


Cliquez sur Philippe pour savoir la suite de cette belle expérience dont j'espère trouver l'aboutissement en librairie!

Quelqu'un parmis vous l'a vu? Parcourue? Lue?

lundi, juillet 28, 2008

Premier lundi de vacances!

À droite; limpide, à gauche: un ciel bouché et chargé de nuages. On a même eu quelques coups de tonnerre!

Contrairement à dimanche, le ciel fut d'un bleu limpide sauf au dessus du Jura. Comme si la trainée de nuages était figée par là. J'ai donc profité d'une bonne partie de l'après-midi au soleil, à faire la lecture en alternance avec un peu d'entretien floral.

Par contre; à partir de 16 heures: la chaleur était accablante et ça va pas descendre de beaucoup pour la nuit qui vient je crois.

Je vous mets le diaporama de la Transat Québec-St-Malo, il y a des photos magnifiques; particulièrement quand ils passent à proximité du Rocher Percé. À cet endroit; c'est l'ouverture sur l'océan Atlantique qui se présente.


Dommage que les baleines tant attendues par certains touristes se soient heurtées à 2 reprises sur les bateaux des participants :(

Mais revenons à mes vacances, avant d'aller profiter du soleil j'ai tout de même fait 2 lessives, bon c'est pas rangé ni repassé mais ça peut très bien attendre!

Je n'étais pas la seule à trouver la chaleur accablante, ce qui n'a pas empêché Loukoum de passer tout ce temps au balcon avec moi!

Demain je prévois d'aller au lac, l'eau sera sûrement bonne et en soirée ce sera mes séries québécoises!!!


lundi, juillet 21, 2008

Que ceux qui ont vécu le concert de Mc Cartney savourent leur chance, mais je crois bien que je n'ai nul besoin de leur dire.

Tout s'est passé dans le calme, avec une météo clémente, un artiste au grand coeur, généreux, avenant et doté du fabuleux humour british en plus d'être un des Fab Four!!!

J'ai regardé toutes les photos diffusées, lu tous les articles et une grande émotion s'est rendue jusqu'à moi qui suis à 8,000 km de tout ça!

Alors; que ceux qui y étaient, sachent qu'on les envient un tantinet ;)

J'avais bien aimée cette caricature parue le 8 juillet.

Que dire de celle-ci au lendemain de l'événement Mc Cartney?

Je demeure persuadée que Céline ne prends aucunement ombrage du succès d'hier. Elle doit absolument voir ces caricatures! He he!

Sinon; il me reste 3 jours à tirer avant mes vacances. L'an passée j'avais eu droit à une semaine de plus et du point de vue calendrier: du style MAINTENANT!

Le 22 on allaient cueillir Mandarine et Adam à l'aéroport! Soupirs....

dimanche, juillet 20, 2008

Brèves de 400e!

C'est dimanche, depuis hier un vent à faire tomber mes plants de poivrons souffle sans relâche, sauf en début de soirée.

Mon dimanche fut relax, je pourrai attaquer la dernière ligne droite de cette semaine, avant mes vacances.

C'est aussi LE JOUR du concert de Paul McCartney à Québec pour le 400e! Je n'ai pas la prétention d'effacer tout ce qui a circulé sur le sujet depuis ces dernières semaines. Je suis juste heureuse qu'il soit bien arrivé à Québec! Qu'une photographe attitrée au journal Le Soleil aie capté cette magnifique photo et...

...cet article de Matthieu Boivin m'a bien émue! Sûrement pas autant que les gens présents.

C'est aussi le jour du grand départ de la Transat Québec-St-Malo.

Une tradition qui fait partie intégrante de presques toutes les Fêtes de la Capitale nationale. On refait symboliquement le chemin à rebours.

Alors; bon concert à ceux qui y assisteront et bonne journée à vous tous!

mercredi, juillet 16, 2008

Voyages dans le temps!


Les personnalités que Champlain pourrait rencontrer en 2008!

Encore une caricature d'YGRECK qui m'a bien fait rire!

Dans un autre ordre d'idée... si Champlain, par la magie du voyage dans le temps, arrive à rencontrer Harper, Dion-Stéphane-, Charest, Gros-Louis, Bonhomme, Youpi, Mme Boucher et j'en passe, pourquoi donc pour certains c'est carrément l'inverse qui se passe au sujet du spectacle de Paul McCartney???

Par le même principe, ces gens sont ramenés en arrière et pas n'importe-où!!! Mais bien directement sur les Plaines d'Abraham!

C'est bien simple; cet événement leur fait revivre la défaite aux mains des Anglais et leur rappelle trop clairement que le Québec fait partie du Canada!

Pour ne pas me faire d'ennemis: je laisserai Stéphane Laporte dont je viens de lire le billet sur le sujet, dire exactement ce que je pense!

dimanche, juillet 13, 2008

On lui en doit plus qu'une à celui-là!


Personnifié par Yves Jacques, le Sieur Samuel De Champlain prends vie lors d'un spectacle musical présenté au 400e. ! Yves Jacques est un p'tit gars de Québec.

J'ai le sentiment que Champlain a été respectueux des gens autour de lui. Autant de qui il était l'émissaire que vis-à-vis des "sauvages" comme on les nommaient alors.

Max Gros Louis, Grand Chef Huron au jour du 3 juillet 2008: a dit tout l’honneur qu’il ressentait à être la nation hôte du 400e. La grandeur d'âme et la classe dont il fait preuve est le reflet de la sagesse des Grands Chefs.


Mais laissons la parole à Samuel De Champlain:

Je vous laisse avec ce magnifique diaporama.

lundi, juillet 07, 2008

Faut voir ceci, voir celà et puis encore....

J'adore YGRECK! Cette caricature est un reflet du nombre d'activités diverses et surtout: du grand défi qu'à relevé le maire Lebaume. Il a son caractère oui, mais il fait fort!


Les Festivités du 400e de la ville de Québec donc, battent leur plein devant une foule dense et participative. À 4 jours du coup d'envoi officiel: le bilan est excellent.

Pour ceux qui sont intéressés par le programme et les activités déjà réalisées et à venir.

Dimanche; c'était Lynda Lemay et le parain de sa carrière européenne Charles Aznavour qui étaient sur les Plaines d'Abraham! C'est pas rien!

Québec plein la rue s'est terminé en apothéose avec le carillon céleste!

Le Belem et autres grands voiliers sont au rendez-vous au Bassin Louise.

Une kirielle d'activités des plus diverses sont au programme jusqu'à la fin du mois de septembre. Je n'arriverai jamais à tou vous transmettre ici. Alors; suivez les liens!

Je suis loin physiquement de tout ça, mais mon coeur est tellement, tellement à Québec ces jours!!!

Vous qui êtes sur place, qui avez accès: profitez-en bien!

jeudi, juillet 03, 2008

3 juillet 1608- 400 ans plus tard.

C'est bien le 3 juillet 1608 que Samuel De Champlain a fondé la ville de Québec. À 11 heures précises.

C'est donc ce matin que cette commémoration a été animée par le Maire de Québec et ses invités.


Aujourd'hui, en Suisse, sur le Matin bleu il en était fait mention avec un mignon petit article bien tourné qui avait le mérite d'être juste. Ils se sont dailleurs permis un petit encadré pour souligner avec humour que Paris Match était à côté de la plaque, he he!

Vous vous souvenez?

dimanche, juin 29, 2008

400 ans de gastronomie, 4e volet.

Le coeur du Vieux Québec est une destination incontournable pour qui désire vraiment connaître les origines de la Province, voire du Canada.

En cette année du 400e; c'est encore plus vrai!

400 ANS DE GASTRONOMIE (DERNIER DE QUATRE)

La restauration à Québec au XXe siècle

Le filet de boeuf Wellington
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Le filet de boeuf Wellington

Jean Soulard

Le Soleil

Collaboration spéciale

Québec

Au début du XXe siècle, les restaurants de Québec les plus florissants, hormis ceux des hôtels, sont situés au cœur du quartier des affaires, le long de la rue Saint-Pierre, le Wall Street de Québec.



Les hommes d’affaires qui travaillent dans les bureaux, les agences, les banques constituent leur principale clien­tèle. Ces restaurants d’allure britannique se divisent en deux parties : la salle à manger et le bar où l’on offre tous les alcools à la mode ainsi que les meilleurs cigares. Le personnel de salle, en longs tabliers blancs, les manches de chemises retroussées au-dessus du coude, s’active et distribue biftecks, rosbifs et darnes de saumon.

Le Quebec snow shoe restaurant, le Boivert, le Commercial sont des restaurants à la mode qui attirent cette clientèle d’hommes d’affaires. Comme New York, Québec a son Delmonico qui est la propriété des mêmes frères italiens qui ont ouvert dans la Grosse Pomme leur restaurant en 1827 et qui deviendra l’un des plus réputés d’Amérique du Nord.

Au fil des décennies, les restaurants de la rue Saint-Pierre déclinent et, en 1930, le Delmonico se transforme en taverne. Derrière la rue Saint-Pierre, sur la rue Sault-au-Matelot, le Mercantile sera reconnu comme le restaurant possédant la plus longue carrière, ayant ouvert ses portes de 1863 à 1910. Une autre rue de Québec, la rue Saint-Joseph, que certains prénommaient la Broad­way de Québec devint la rue des grands magasins et par le fait même voit s’installer des restaurants connus tels le Club Vendôme et le Palais Cristal.

S’il y a un nom dont l’évocation demeure magique, tout au long de ce siècle, c’est celui de Kerhulu. Il s’installe à Québec en 1924. L’année suivante, il ouvre dans la côte de la Fabrique, à côté de la Basilique, un restaurant et une pâtisserie française. Pendant plus d’un demi-siècle, l’endroit sera le très chic rendez-vous de la ville. Un autre immigrant, celui-ci d’origine grecque, Georges Trakas, fonde en 1929 le Old Homstead situé sur la place d’Armes en face du Château Frontenac. Pendant quelques décennies, ses tech­niques de grillade connaissent un immense succès. On dit de son steak et de ses brochettes qu’ils sont «simplement fameux et sans comparaison».

Aujourd'hui

La ville a 400 ans. De nouveaux quartiers se développent comme celui de Saint-Roch avec de jeu­nes restaurants. Ces adresses se font et se défont, au fil de la con­currence, des goûts, des modes et des talents des chefs de cuisine. À toutes les époques, on retrouve «de la nouvelle cuisine». On efface l’ancien pour faire du nouveau. Et finalement, nous réécrivons l’histoire. La majorité des cuisiniers consciencieux, amoureux de leur métier, passionnés, font ce qui est déjà très difficile à faire : «perpétuer, conserver ce qui existe, et faire du mieux qu’ils peuvent pour que la roue puisse continuer de tourner».

Dans les deux à trois dernières décennies, de nombreuses mo­des gastronomiques ont vu le jour. Toutes les modes nous ont laissés plus ou moins quelque chose. Pensons à la nouvelle cuisine des années 1970-1980, la cuisine californienne, la cuisine fusion, moléculaire dernièrement. L’expression la plus couramment employée ces 15 dernières années est assurément «les produits du terroir».

Aujourd’hui, nous revenons à une forte identité de nos produits, à travers la synergie entre les artisans et les chefs con­cernés. Et je crois que nous pouvons en être fiers. Fiers de tous nos maraîchers, de nos fromagers, de nos éleveurs, et de tous les autres, car sans eux, la cuisine ne serait pas ce qu’elle est, c’est-à-dire ce qu’il y a de mieux en Amérique du Nord.

samedi, juin 28, 2008

De fil en aiguille ou cause toujours...


Québec vu de nuit à partir de Lévis
De fil en aiguille

Il m'arrive d'avoir des discussions rigolotes et intéressantes avec les gens à qui appartient l'ordinateur que je nettoie. Mercredi une personne me posait des questions sur le boulot puis un Français avec qui j'avais discuté la veille passe et me salue : -Bonjour cousine!

Étonnée cette personne me regarde; je lui dit que je ne suis pas sa cousine mais que la majorité des Français nous qualifient ainsi nous Québécois.

-Ah!

Je lui fais un petit résumé: -ayant été les découvreurs et fondateurs du Québec; ils se sont toujours comportés familièrement avec nous. Malgré le fait que par la suite, les conséquences d'une bataille ont fait que les vainqueurs, les Anglais sont devenus maîtres de la Province. Le Roi de France ayant préféré d'autres colonies. Autrement-dit: nous ayant abandonnés aux mains des Anglais.

Les Plaines d'Abraham, site de la bataille... perdue...

Bref; elle a compris le topo.

Ce topo a toujours court... y a qu'à voir le dernier numéro de Paris Match!!!

Voici une photo des personnalités triées sur le volet pour illustrer une des pages de ce reportage. Je ne peut même pas vous faire faire le jeu de l'intrus.... ils sont tous de Montréal! Luc Plamondon, Hubert Reeves, Gilbert Rozon, Pascale Picard et Marc Labrèche. Tous des gens que j'adore! Là n'est pas la question!

Cause toujours

Depuis tant de mois qu'on parle des Festivités de la fondation de la Ville de Québec, parfois plus en France qu'à Montréal... par M. Raffarin, par Michaëlle Jean, par Jean Charest et par plein de gens de par la France qui ont organisé tout plein d'événements à La Rochelle et dans bien d'autres Cités d'où sont originaires nos ancêtres, et bien: les journalistes et la direction de Paris Match n'ont rien vu et rien entendu.

Le résultat laisse tout de même pantois: Paris Match consacre ses pages sur le «400e du Québec» à HEC, à l’Université McGill, aux restos branchés de Montréal suggérés par des vedettes montréalaises, à une entrevue avec le premier ministre Jean Charest, à une exposition du Musée des beaux-arts de Montréal, à un portrait de la gouverneure générale Michaëlle Jean et à des gens connus comme Garou ou Gilbert Rozon qui font carrière en France. On peut même y voir une photo de Stéphane Rousseau et de Corneille devant la statue de Paul de Chomedey de Maisonneuve, le fondateur de... Montréal. Et on parle de Pascale Picard en disant qu’elle est née AU Québec.
À titre d'info pour ces gens: voici Samuel de Champlain, fondateur de la Ville de Québec.

Pas un mot sur la Ville de Québec!! Une consultation faite avec la direction de la Délégation générale du Québec à Paris m'a tout l'air d'avoir été entendue à la manière de cause toujours.... Tsssss!

En mai, le maire de Québec, Régis Labeaume, avait donné une entrevue d’au moins une demi-heure à la journaliste de Paris Match sur le Belem, à La Rochelle. Et il avait alors tenté de la convaincre de venir dans la capitale pour alimenter ce numéro spécial. Puis après, plus de nouvelles.

«Je l’ai relancée, mais elle m’a dit qu’elle avait tout le matériel dont elle avait besoin», a soutenu l’attaché de presse du maire, Paul-Christian Nolin.

La journaliste lui a aussi fait savoir qu’elle avait tenté de joindre le bureau du maire par téléphone, mais que le numéro donné ne fonctionnait pas (même avec le code 514 pour le Québec...).


On voit tout de suite la grande complicité d'avec la Délégation générale du Québec à Paris... ils auraient pu leur dire qu'à Québec, l'indicatif était 418... encore pour un moment ;) Re-Tsssss!

Bref, encore une belle preuve de l'ignorance crasse qui sort au grand jour! On doit bien rigoler à Québec, parce que ça ne sert strictement à rien de prendre la mouche.

Il faut juste espérer qu'ils auront la décence d'envoyer quelqu'un de vraiment intéressé par la chose lors des Festivités. Malgré tout on demeurera très en deçà du professionnalisme du magazine Le Figaro qui dans son numéro du samedi 9 février 2002 avait présenté Québec sur 6 pages en présentant aussi des personnalités. D'accord: le reportage était une série sur les grandes métropoles..... encore une gaffe?

Chacun sait que la métropole du Québec est Montréal ;)

Ah ces cousins!!!!

Tulipe Québec, créée spécialement pour le 400e

Alors... j'achète ou pas ce fameux Paris Match????

mercredi, juin 11, 2008

La tradition des métiers de bouche

À force de préparer des billets à l'avance, je m'embrouille, vous l'aurez compris: le 4e volet c'est ici!

Un souper de cérémonie au Château, 1897
400 ans de gastronomie à Québec


La ville de Québec compte moins de 2000 habitants à la fin du XVIIe siècle et on dénombre alors 20 aubergistes. En 1755, Québec a moins de 8000 habitants dont 80 aubergistes, les trois quarts originaires de France. Tous ces Français, irrités par les guerres franco-britanniques, les représailles religieuses envers les protestants ou un peu plus tard par la Révolution française quittent la France pour l’Angleterre, les États-Unis ou Québec et Montréal.

Certains de ces immigrants cuisiniers s’installent à Québec parce que, dit un célèbre auteur français du XVIIIe siècle, «les gens de qualité ne vont pas au cabaret, ils vont manger chez le traiteur.» Effectivement, les services de traiteur sont fort recherchés par les gens plus fortunés de la colonie. Tant qu’aux citadins, ils se procurent des mets préparés par les pâtissiers ou les boulangers.

À cette époque, la France compte de nombreuses corporations comme celle des charcutiers, les bouchers, les boulangers, des limonadiers, des cafetiers, des confiseurs. Chacune comporte ses privilèges et donne droit d’offrir des services exclusifs. Les traiteurs français (à l’origine de la profession de restaurateur) jouissent des droits de trois professions : ceux du pâtissier, du cabaretier et du rôtisseur. Ils peuvent donc organiser les noces ou les festins, tant chez lui qu’à l’extérieur.

La lutte pour les privilèges ne se déroule pas seulement entre les métiers, mais à l’intérieur de cha­que corporation, la maîtrise ne s’ob­tient qu’après un apprentissage qui peut durer de trois ans à cinq ans. Au Canada, cette ségrégation entre corporation n’existe pas. Si l’apprentissage existe, il n’a pas toute la rigueur française. La colonie compte beaucoup moins de métiers de bouche qu’en France au XVIIIe siècle.

Pour revenir à la profession de traiteur, on constate qu’une majorité d’entre eux après avoir travaillé pour les gouverneurs, les évêques ou notables de la colonie, se recyclent pour leur propre compte. Vers 1750, il est de bon goût de se rendre chez le traiteur Alexandre Picard, anciennement chef cuisinier de l’officier Bourlamarque, d’aller chez Jacques Lemoine autrefois chef de cuisine au Séminaire de Québec, ou bien chez Jean Amiot qui arrivait des cuisines du gouverneur La Galissonnnière.

Nous pouvons même constater que la cuisine mène à tout, même à la politique. Celui qui semble être le plus connu de ces traiteurs est un certain Menut, cuisinier des gouverneurs Murray puis Carleton. Il devint député. Politicien, Menut cesse la cuisine, il vend même l’un de ses commerces à un ex-cuisinier du gouverneur Clark, Charles-René Langlois, qui devint le premier restaurateur canadien au sens moderne du terme.


Jean Soulard

Le Soleil

Collaboration spéciale

Québec



Voir le 3e volet

lundi, juin 09, 2008

400 ans de gastronomie! - 3e volet

Je poursuis mon voyage dans le temps en le partageant avec vous. Le premier volet nous a fait l'inventaire des denrées disponibles à Québec versus les habitudes de l'habitant européen.

Le 2e volet parlait surtout de la mouvance qui a enrichi l'art culinaire de part et d'autre de l'Océan Atlantique.

Le 4e volet (à venir) nous rapelle les grandes tables car bien évidemment, sans être des têtes couronnées, ceux qui gouvernaient à cette époque en avaient le comportement.


Jean Soulard, chef exécutif au Château Frontenac
Le Soleil, Steve Deschênes


Jean Soulard

Le Soleil

Collaboration spéciale

Québec

À Québec, les gouverneurs de la Nouvelle-France ont un penchant pour la bonne chère. Fron­­tenac est reconnu comme un fin gourmet, par ses goûts onéreux et aussi par les talents des cuisiniers travaillant à son service. Le Marquis de La Jonquière, également connu pour ses goûts recherchés, va consacrer jusqu’au quart de ses dépenses au chapitre des provisions lors de son voyage au Canada en 1752.

Mais le plus fastueux est sans aucun doute l’intendant Bigot qui ne manque aucune occasion de faire des repas somptueux, que ce soit à Québec ou à Montréal. Tous les jours, une table de 20 à 30 couverts est dressée pour des repas opulents et toujours abondamment garnis.

En 1750, à l’occasion du Carnaval, Bigot donne de grands bals, comprenant un somptueux «ambigu», mot à la définition souvent galvaudée mais dont certains spécialistes s’entendent pour dire qu’il désignait un repas nocturne, un souper à proprement parler, pris au cours d’une soirée, entre minuit et 2h, et qui était composé de mets, d’entremets, de desserts servis en mê­me temps, à la manière de nos buffets actuels.

Au sujet de ces repas, Montcalm trouve que les soupers chez l’intendant où l’on y mange très tard, rappellent par­fois «l’atmosphère de la taverne».

Ce n’est pas seulement à la table du Château Saint-Louis ou au Palais de l’intendant que les festins se déroulent: le Palais épiscopal ne laisse pas sa place. Si l’on exclut les premiers évêques de Québec, Laval et Saint-Vallier, qui sont considérés comme des modèles de sobriété, leurs successeurs sont reconnus com­me étant de bonnes fourchettes. Dosquet ou bien Pontbriand, entre autres, avaient dans leur garde-manger des aliments recherchés et chers, loin de l’abstinence qu’ils prêchent parfois d’en haut de leur chaire.

Les personnages en poste, à l’intérieur des trois palais, disposent d’une infrastructure imposante pour se permettre d’offrir ces repas princiers. D’abord de superbes jardins où fruits et légumes sont disponibles en quantité et en variété.

«Et pendant la saison froide?» me direz-vous. Selon Bacqueville de La Potherie, en parlant des caves qui ressemblent sans doute à celles du Séminaire, «on dirait en hiver que ce serait un jardin où tous les légumes sont par ordre comme dans un potager».

Quant aux caves où l’on trouve le vin, elles ne manquent pas de bouteilles. Comme certains des gouverneurs ont même leur sommelier, la qualité et la variété sont au rendez-vous. On y retrouve du Champagne, des Graves, des Saint-Émilion, des Bordeaux et non les moindres, car déjà il y a des crus Haut Brion. Les liquoreux ne manquent pas non plus, ceux de Navarre, des Canaries, de Muscat ou d’Espagne, ainsi que des eaux-de-vie de Cognac.



lundi, juin 02, 2008

Passionnée d'Histoire... suite!


Malgré que je sois une passionnée de l'Histoire, je n'ai rien planifié pour me rendre au 400e de Québec; ce qui ne m'empêche pas de suivre ça de loin. Particulièrement les articles traitant de l'Histoire culinaire, démontrant le choc culturel....... Le Chef Jean Soulard, que j'ai déjà vu en entrevue télévisée est un vrai passionné qui a préparé un volume très intéressant sur le sujet.

Cyberpresse n'étant pas très fiable quand au suivi d'un hyperlien à long terme, je copie/colle ce dont j'ai envie de partager avec vous!

400 ANS DE GASTRONOMIE À QUÉBEC (1ER DE 4)

Premier acte, un siècle de découvertes

Jean Soulard

Le Soleil

Collaboration spéciale

Québec

Le chef Jean Soulard a beaucoup appris en mitonnant son beau livre 400 ans de gastronomie à Québec, paru en début d’année. Nous lui avons demandé de résumer, siècle par siècle, les traditions culinaires qui ont marqué la colonie jusqu’à aujourd’hui. Durant un mois, dans ces pages, il partage le fruit de ses recherches et livre quelques recettes d’époque adaptées au goût du jour.

Je ne suis pas un historien, je suis un cuisinier qui aime l’histoire. Bien sûr, pour ce 400e anniversaire de Québec, ce fut un plaisir de plonger dans de nombreux ouvrages et de découvrir comment la gastronomie, ou plus simplement la nourriture a évolué tout au long de ces années.

Pour mieux comprendre ce que l’on mange aujourd’hui, il est important de se rappeler le quotidien des colons français fraîchement débarqués en Nouvelle-France. La majorité de ces immigrants provenaient du nord-ouest de la France, à savoir la Bretagne, le Poitou, la Normandie, le Perche, la Loire, Saint-Onge, l’île de France. Ils étaient pour la moitié d’origine citadine et pour la plupart artisans de métier. Bon nombre d’entre eux ont choisi ici de se recycler dans l’agriculture.

L’arrivée de ces nouveaux explorateurs a donné lieu à une mouvance de produits divers entre les deux continents. Maïs, haricots, plantes d’origine américaine ont commencé à être cultivés en France. Comme le confirme le récit de ces grands voyageurs, ceux-ci ne cherchaient pas seulement à conquérir de nouveaux territoires ou à accroître leurs connaissan­ces scientifiques, mais aussi à voir ce que ces nouveaux pays pouvaient leur apporter sur le plan culinaire.

dimanche, juin 01, 2008

Que s'est -il donc passé il y a à peu près 400 ans?

Jean Soulard, chef exécutif au Château Frontenac, montre sa tarte aux pommes à la cannelle.

Le Soleil, Jocelyn Bernier

Jean Soulard

Le Soleil

Collaboration spéciale

Québec

À l’époque de l’exploration du Canada, les paysans français se nourrissaient au quotidien de bouillie de céréales et de légumes, la viande étant plutôt rare. Dès lors, on comprend mieux l’étonnement des colons face à l’abondance du gibier en Nouvelle-France.


Les comparaisons de goût se font aisément entre l’orignal et le bœuf, l’ours et le porc, le castor et le mouton, le porc-épic et le cochon de lait ou même la marmotte et le lièvre. C’est sans compter sur la viande de chevreuil qui surpasse en saveur toutes les autres viandes. Le gibier à plume — oies, outardes, perdrix, sarcelles, canards — est en abondance. Que dire aussi de tous ces lacs, rivières et fleuve qui regorgent de nombreuses espèces telles que la truite, le saumon, le bar, l’alose, le brochet, le doré, le corégone, l’anguille, l’esturgeon. Loin d’être négligeable cette profusion de poissons, lorsque l’on sait qu’à cette époque, le clergé impose un calendrier de jeûne pendant environ la moitié de l’année.

La base de l’alimentation des colons se compose de pain. Pour cette raison, la culture des céréales est une des premières priorités. On se met à cultiver le blé, mais aussi le froment, le sarrasin, le seigle, l’orge, l’avoine.

Au potager, ce sont les pois, les choux, les navets, les oignons, les poireaux qui prédominent. Les colons introduisent aussi différents arbres fruitiers. Les pommiers connaissent un réel succès. Les poiriers, les pruniers, les pêchers et la vigne ont beaucoup plus de difficulté à pousser.

Les plantes cultivées par les Amérindiens se retrouvent vite sur la table des nouveaux arrivants, mais avec plus ou moins de succès. Le maïs ne soulève toutefois pas l’enthousiasme des Français, sauf frais en épis, tradition qui se conservera avec notre fameuse épluchette de blés d’Inde! Du côté du tournesol, bien qu’on note la qualité de son huile, on continue d’importer de l’huile d’olive d’Europe.

Les herbes sauvages fraîches tels le persil, le cerfeuil, la ciboulette et même l’ail ne procurent que peu d’intérêt et ne parviendront pas à remplacer les espèces domestiques importées de France. Les fraises, les framboises, les groseilles et les gadelles sont aussi déjà connues dans leur version européenne. La vigne sauvage s’avère une déception, pour une raison assez simple : c’est qu’elle ne se prête pas à la vinification.

Ce qui soulève le plus d’approbation, ce sont les bleuets, l’atoca et les noix. Et ce qui transformera sans doute le plus les habitudes culinaires des colons français, c’est l’eau d’érable, bien qu’apparemment on ne commence à l’exploiter pour son sucre qu’à la toute fin du XVIIIe siècle.

Malgré l’abondance, la vie n’est pas pour autant facile. Il y a des années difficiles à traverser et parfois même, à l’occasion des pénuries, à la suite de mauvaises récoltes. Les historiens notent que sur certaines périodes, il a même fallu importer du blé de la métropole. Le vin et l’eau-de-vie font partie de la liste d’épicerie d’importation régulière. En bout de ligne toutefois, le colon mange mieux que le paysan français.



Le marché de Québec

Selon certains témoins de l’époque, le marché de Québec fut inauguré en 1676. Bien qu’il soit moins pourvu que le marché de Montréal, il offre néanmoins un bon choix en produits du potager et du verger. Il assure l’approvisionnement de la ville et se tient deux fois par semaine au début du siècle et trois fois à la fin. Les habitants y écoulent leurs produits d’élevage, de l’agriculture, de la chasse, de la pêche et de la cueillette. L’accès aux produits n’est pas égal. Les artisans, les journaliers doivent se contenter parfois seulement de légumes, de laitages, à l’occasion d’anguille et de bœuf. Il est étonnant de trouver le bœuf dans les produits bon marché. On dit même qu’il pouvait coûter jusqu’à quatre fois moins cher que le porc.

Les repas typiques

Le petit-déjeuner ou déjeuner du colon est frugal : pain, café au lait ou chocolat pour les femmes. Et pour les plus costauds, ils y rajoutent un peu d’eau-de-vie. Au dîner, pris généralement vers midi, on retrouve un bouilli, dont le bouillon est utilisé pour la soupe, à laquelle beaucoup de pain tapisse le fond du bol. Les autres plats peuvent être une fricassée, un plat étuvé ou parfois une viande rôtie. De façon générale, les Canadiens consomment beaucoup de viande. Les jours maigres — vendredi et samedi — le plat principal se compose de poissons, d’œufs, de riz, et de nombreuses variétés de légumes. Les desserts comprennent des fruits frais, selon les saisons, des noix et du fromage. Les pâtisseries ne font pas partie du quotidien mais plutôt des jours de fête. Enfin, le souper a lieu vers 19h et se compose souvent des restes du dîner.


Source : Cyberpresse.

L'étonnement des colons venus de France devant la grande diversité des gibiers, poissons et même les cultures des autocthones a fait qu'en définitive; ils mangeaient mieux qu'en France.

Je suis persuadée que plusieurs de nos mets traditionnels sont le fruit de cet apport en diversité qui a été utilisé dans certaines recettes rapportées des différentes régions de France. Non?

samedi, février 23, 2008

En vrac!

Cette caricature d'YGRECK me donne l'occasion de vous dire que cette semaine, j'ai appris la recette secrète de la sauce du Colonel Sanders et euh...

Pour en avoir mangé qu'une fois dans ma vie de ce poulet frit-et me souvenir encore combien j'avais été malade-; c'est pas demain que je vais avoir le goût de remettre ça-c'est le cas de le dire, hu hu-!

Sur la caricature figure le Maire de la Ville de Québec qui est en pleine année de célébrations de son 400e anniversaire.

Il prépare une visite en France pour le printemps. Je croise les doigts pour qu'il porte un habit sombre et de coupe classique!!!

Cette caricature est un joli clin-d'oeil à la robe légèrement voyante que la Mairesse Boucher avait arborée lors de sa visite parisienne.

Avec encore un gros mois d'hiver au et à Québec -et Dieu sait combien de cm de neige encore-, voici une activité surprise qui pourrait être envisagée par les organisateurs du 400e!