vendredi, septembre 26, 2008

Les temps changent!

À mon arrivée en Suisse, mon étonnement pour la différence de prix selon l'endroit, le bistro, le magasin d'alimentation m'avait quelque peu étonnée. Un peu comme si il n'y avais pas de loi pour réguler ce genre de choses.

La concurrence était inexistante aussi, alors évidemment que le bistrotier qui voulait vendre son petit noir 30 centimes de plus avait beau jeu de le faire. Il s'agissait d'avoir l'oeil et le bon en tant que consommateur.

Entendu à la radio cette semaine, des gens se plaignaient des pratiques d'emballages trompeuses. Exemple: un paquet de biscuit habituellement vendu à 300 gr qui était passé à 280 gr tout en subissant une hausse de prix!!! Ce n'est qu'un exemple! Le consommateur se doit donc de décortiquer chaque achat, de se souvenir de l'achat précédent afin de comparer si éventuellement il se fait arnaquer en douce avec la bénédiction de l'État. Hum....

La confusion que cela engendre ajoute au sentiment-qui m'était totalement étranger- de devoir vraiment être sur le qui-vive et que oui vraiment: on se fait arnaquer au grand jour, et quotidiennement.

L'ère de la concurrence étant arrivée en Suisse depuis je dirais 4 ou 5 ans. Merci à Coop qui a déclaré la guerre aux prix, merci à Migros qui le faisais déjà avec des prix abordables et des produits maison. Depuis 2 ans à peu près, s'ajoutent à ces deux géants du commerce au détail, des chaînes étrangères qui si parfois sont vraiment un bon moyen de payer moins cher, sont aussi un excellent moyen de s'y perdre un peu plus!

D'autre part la multiplication qui ne cesse d'augmenter en terme de marques, sous-marques, produit spécialisé devient totalement délirante.


Entre les produits prêts à déguster de Betty Bossi et autres Anna's Best, les Slow Food,

Fine food, les Wellnes, Weight & Watcher, les végétariens,

Jamadu, les Bios, les Pro montana et le petit dernier: les Plans B qui visent les étudiants qui n'ont pas les moyens financiers de manger au restaurant. Cette prolifération n'est pas que positive. Il existe maintenant des gens qui ne savent plus manger. Qui paniquent à l'idée de mal se nourrir, de mal choisir, de manger faux!!! Cette nouvelle maladie des pays riches s'appelle l'orthorexie.

Dire que je voulais vous parler d'argent ;)

En fait ma première idée était de vous dire mon étonnement à mon arrivée de voir les gens tout payer comptant. Pas de chèques, pas de compte à tempérament. Les gens désiraient un objet quelconque; ils partaient se le chercher avec le montant du coût en poche. Ces temps semblent révolus un peu. À voir le nombre croissant de gens endettés, le crédit a pris le pas sur le comptant. Dommage qu'au demeurant les caissiers-ières n'aient pas appris à rendre la monnaie correctement... c'est tellement n'importe comment qu'on en arrive à ne plus savoir remettre le tout dans le porte-monnaie.

Dommage parce que j'admirais cette manière de faire et j'essaie de l'appliquer encore aujourd'hui, moi qui au Québec était plutôt toujours à payer ce dont je jouissais déjà depuis un bon moment. À choisir je préfère m'acquitter du montant au moment de l'achat. Ensuite on a l'esprit tranquille.

Ce qui n'est pas le cas de la jeunesse d'aujourd'hui. Quand on dit qu'une jeune de 19 ans à peine, cumule 4 abonnements de téléphones mobiles pour pouvoir profiter de l'appareil le plus nec ultra, pendant que son père lui... paye les 400 francs de frais pour 3 téléphones qui dorment dans le tiroir... y a une bulle non?

8 commentaires:

Shandara a dit…

Moi aussi j'en suis rendue au point que je préfère payer tout de suite ou m'en passer... sinon on s'endette trop et on ne connaît pas assez l'avenir.

Mon fils n'a pas de portable, je trouve qu'il ne s'en porte pas plus mal! C'est exagéré de penser que les ados en ont besoin absolument

Beo a dit…

Shandara * Je trouve qu'en Europe les portables sont plus pratiques que chez nous.

Un petit 25¢, une cabine ou une âme charitable et tu peut téléphoner. Ici... on y pense même pas en rêve!

Je trouve ça très satisfaisant de rentrer à la maison avec un achat qui est VERITABLEMENT à nous ;)

Valérie de Haute Savoie a dit…

Il y a aussi Béo, que les gens ne savent ou ne veulent plus faire la cuisine simplement. Acheter des pates bolognaises alors que rien n'est plus simple à faire !
Et puis pour ce qui est de regarder les prix, je l'ai toujours fait, je regarde le prix au kilo, cela donne la réelle économie que l'on fait en achetant tel produit plutôt que tel autre.
Et pour les dettes, moins on en a plus on a l'esprit léger non ?

Beo a dit…

Valérie * Hélas tu as raison en mentionnant que bien des gens n'ont pas envie de se casser la tête pour cuisiner quand tout est à portée de main. Sauf que pour la bourse; c'est pas le même prix et encore moins les saveurs de plats mijotés à la maison.

Moi je veux bien, pour dépanner, utiliser ces plats tout prêts. Mais quand je songe aux gens qui n'utilisent que ça! Les enfants ne savent même plus discerner le goût d'une vraie purée de pommes de terre de celle en flocons... je trouve ça bien tristounet.

Je connais le truc du prix au kilo et en principe c'est mentionné sur les emballages aussi sauf que... pour moi c'est comme du chinois.

Je suis archi nulle de chez nulle pour ce genre de calcul rapide, je ne dois certes pas être la seule :) et :(

Mais bon cette partie de mon billet ne me concernait pas vraiment. Je sais calculer "au pif" les aubaines et où le fait de payer le prix se justifie.

N'empêche que je voulais souligner que souvent le marketing des emballages... est tordu!

Danaée a dit…

Moi, je paie "plastique" mais ce n'est pas parce que je suis endettée... c'est juste que je trouve ça plus pratique!

Quant à la surconsommation des jeunes, c'est un dossier alarmant. Surtout que la surconsommation entraîne une dégradation de l'environnement. Les jeunes qui devraient être préoccupés par le sort de la planète, en réalité, ne sont souvent que des consommateurs avides de gadgets. Je les ai sous les yeux tous les jours, ces jeunes de 18-19 ans... et ça me décourage parfois de les voir aller.

Beo a dit…

Danaée * Je payais plastique-carte de débit-, ou par chèque souvent quand j'étais au Québec. Ici le débit n'a pas cours, les chèques sont rarissimes.

Au pire il y a des bancomats partout où tu peu aller retirer le montant dont t'as besoin, ce qui revient un peu à la carte de débit.

Si mes souvenirs sont bons; les taux d'intérêts demandés par Visa et Cie sont beaucoup plus hauts en Amérique du Nord qu'ici.

N'empêche que comme tu le constate à chaque jour: c'est exact que les jeunes sont poussés, entraînés à consommer toujours plus. Ce qui est tout à fait contraire à: sauvons la planète... hum...

Par contre un jeune qui débute sa vie sur-endetté par ici: c'est presque du suicide. C'est là que les parents gâteaux embarquent dans le paiement des frais.... pas trop intelligeant non plus comme démarche!

coco a dit…

J'achète quand j'en ai besoin et les moyens. C'est vrai payer avec la carte c'est pratique, rapide mais on ne pense plus à son compte en banque. C'est trop facile.
Pour les produits, je compare souvant ceux soi disant en promotion et le prix normal. Souvent il y a des surprises.
Je trouve lamentable que de nos jours, il faut tout comparer, peser chaque produit qu'on désire acheter, ne serait ce qu'un kilo de pommes.

Beo a dit…

Coco * Je déplore aussi le fait qu'il faut toujours être sur le qui-vive!

C'est vrai qu'une promotion peut cacher une arnaque :(

Moi j'aime bien faire mes comparaisons d'une enseigne à l'autre. L'écart est souvent assez important pour que je fasse la navette entre 2, voire 3 enseignes différentes.