mercredi, février 21, 2007

Quand je rencontre....

Quand je rencontre un ou une compatriote, c'est vraiment génial dans 98% des cas. Qu'ils soient cadres dans une multinationale, dans une banque prestigieuse, dans un organisme mondial ou autre: c'est idem!

Une reconnaissance s'effectue de part et d'autre, ensuite une petite question: Vous êtes Québécois-se? Et hop dans l'affirmative: la conversation est démarrée.

-Ah oui de quelle région?

- Québec, Beauce, Montréal, etc.

- Moi je suis gaspésienne.

-Oh... bla bla bla bla, comme de vieilles connaissances, et on se tutoie d'emblée et je sais que c'est aussi bon pour eux que pour moi!

Parfois, c'est un anglophone. Je reconnais l'accent quand il parle en français. Et hop, après l'entrée en matière d'usage -voir plus haut-: c'est idem!

Parfois c'est l'anglais du francophone qui m'attire! Hihihihi! Même démarche!

J'avoue que j'ai aussi vécu de belles rencontres avec des Gallois, British et Irlandais. C'est fou: tout le monde nous aime! Pour un peu on en prendrait la grosse tête!

Faut dire qu'on aime tout le monde nous aussi, à priori.

J'en profite pour remercier Gabriel pour son dévouement à entretenir le site mit sur pied avec Mathieu afin de réunir les Québécois expatriés, les Français néo-québécois sur un site vachement convivial! Parce que c'est aussi bon, dans mon cas, de lire les expériences de nos compatriotes partout de par le monde comme de lire les avis de ceux qui vivent maintenant dans mon pays. Cool!


On vit un peu tous la même chose au départ en tant qu'expatriés, c'est la suite qui diffère selon notre bon vouloir, nos caractères. Jamais il ne me viendrait à l'idée d'accuser le pays d'accueil ou autre chose extérieur à moi.


J'ai choisi mon pays d'adoption, j'assume, maintenant je parle de la Suisse comme de mon pays, je dis nous!

Du coup j'aimerais remercier mes compatriotes qui me confortent dans mon vécu d'expatriée car je constate qu'on a vraiment pas la fibre du râlage... on tente de s'adapter au mieux, on cherche toujours des repères et de l'approbation. Je crois qu'on trouve tout ça en se lisant mutuellement.

Une chance qu'on s'a!

16 commentaires:

lancelot a dit…

Et puis un jour tu seras bourgeoise de Daillens et suissesse à part entière. Tu te présenteras aux élections municipales ou bien tu participeras au comptage des votes lors des scrutins électoraux.

Tangerine du Québec a dit…

C'est sûrement plaisant de rencontrer des Québécois en Suisse . Et rare aussi!

Beo a dit…

Lancelot * Quel programme! Pour les comptages de votes, j'ai souvent fait au Québec! ;)

Beo a dit…

Tangerine * C'est bien plaisant et on dirait bien que j'en rencontre plus que Danielle en Alsace!

marie.l a dit…

un coucou à toi Béo, je suis très peu souvent présente actuellement dans la blogosphère, mais n'oublie pas de venir te voir dès que je peux !

Shandara a dit…

T'en rencontre plus que moi en tout cas, mais faut dire qu'à travailler dans un bureau on en voit pas gros.

J'imagine qu'ils sont tous au ski dans les montagnes, et vu que j'aime pas ça :)

Beo a dit…

Mariel * Bonjour à toi, j'espère que tu es en balade et occupée autrement que devant ton ordinateur. Il fait très beau ici encore aujourd'hui.

Je vais me faire des pots de primevères tiens!

Bonne journée!

Beo a dit…

Shandara * J'avoue que j'en rencontre pas mal, j'ai mon petit réseau régulier et d'autres que c'est par hasard.

Ils viennent travailler en Suisse pour quelques mois et je ne les revoient plus. Pas grave; je ne cherche pas d'attaches mais justement ce genre de coucous intéressants sur le moment. :)

Blue a dit…

Beo, j'au aussi souvent envie de commencer à jaser avec des Québécois rencontrés à l'étranger. Je les reconnais au premier mot, c'est drôle. :)

Mais contrairement à toi, je les trouve rarement sympathiques après deux ou trois phrases.

Danielle a dit…

Petite leçon pour moi! Hi hi! Tu sais, j'avais ouvert ce blog pour justement pouvoir chialer un peu; parce que ça faisait trop longtemps que je traînais ce trop-plein. Il fallait que ça sorte quelque part et c'est chose faite. Je ne suis pas quelqu'un de négatif dans ma vie et je ne suis pas malheureuse non plus. Quand je suis partie ce n'était pas dans l'idée de partir pour toujours. Je n'ai pas pu dire adieu aux miens que je croyais revoir. J'ai dû me résigner, faute de moyens, à rester ici, ce que nous n'avions pas choisi. Ce blog, je l'avais ouvert pour une seule raison: me libérer enfin de ces pensées, ces sentiments négatifs qui entravaient mes démarches pour l'avenir.

Beo a dit…

Blue * J'avoue que le contexte de la majorité que je rencontre: je suis sur leur lieu de travail et je m'arrange pour que ce soit intéressant lol!

Je crois que le premier que j'ai rencontré était beauceron, on étaient le 11 septembre 2001! Je venais de jaser avec lui quand l'annonce du drame a commencé à être diffusée.

Sinon, j'en ai rencontré un vrai de vrai snob! Les fois suivantes: c'est moi qui l'ai snobé!

En général, c'est un beau salut, ça va? Et si les circonstances s'y prêtent on jase quelques minutes.

Et j'ai quelques petits bijoux de compatriotes qu'on jase plus profondément et c'est comme une suite à chaque fois. Ils me montrent les photos de leurs enfants, on parle de nos visites au Québec, etc!

Mais le plus rigolo, c'est de voir leurs collègues ou les miens qui n'arrivent pas à suivre notre conversation en bon québécois, hu hu!

Beo a dit…

Danielle * Je trouve que ce sont d'excellentes raisons. Comme on dit: faut sortir le méchant.

Autant le faire sans faire de mal à personne, sur un blog donc. Après tu peux repartir fraîche et souriante.

J'ai mes coups de geule aussi... et je suis pas douce dans ces moments-là!!!

Je comprends très bien ta situation surtout si ton chéri est consentant de vivre ailleurs qu'en France, ce qui n'est pas le cas du miens. Mais je le savais au départ moi alors.

Blanche a dit…

C'est vrai ça, que les Canadiens ont bonne réputation de part le monde; pourquoi crois-tu que c'est ainsi, Béo?:)

Beo a dit…

Blanche * Ma constatation en général du comportement de mes compatriotes à l'étranger est qu'ils ont toujours la chaleur de notre accueil au fond du coeur peu importe l'endroit où ils se trouvent.

Que les notions d'amour, de respect, d'ouverture d'esprit demeurent présentes dans leurs réflexes.

Qu'une forte estime de soi nous porte rarement en victimes on a donc du mal avec ce genre de comportement toujours sur la défensive.

C'est mon avis, on peu me taxer de partiale et moi qui n'aime pas trop les généralités, tout ce que j'ai cité plus haut est une constante que je remarque chez mes compatriotes. :)

Olivier a dit…

"Une chance qu'on s'a!"
Je suis bien d'accord avec ça! :-)o

Beo a dit…

Sacré Olivier! Tu sais que c'est une expression qui a été mise en route quand j'étais déjà loin du Québec.

Je la trouvais d'un non-sens au départ, quand je la disais à haute voix.

Dire que je l'ai placée, avec tout mon coeur en fin de ce billet!

Dans ton cas: ça se disait déjà quand tu es arrivé au Québec, hihhihihihi!