samedi, avril 30, 2005

Encore un mot sur les rêves

Il m'arrive aussi de passer des nuits à rêver des trucs tellement chargés en action que c'est pire qu'un jour de travail. Ou bien des événements qui m'impliquent dans un travail hors norme et qu'à la fin tout s'écroule.

La nuit dernière; c'était un patron venu d'ailleurs qui vendait je ne sais plus quoi au juste et qui recrutait: ça marchait très bien. J'allais débuter moi aussi avec eux. Mais comme tout allait bien: une concurrence déloyale arriva. Et il ne pouvait rien y faire. Ah bon... désenchantée j'assistait à tout ça, sans trop rien y comprendre en fait.

Parfois; je retrouve mon ancien patron de quand je travaillais en boutique à Québec et ça repart pour un tour avec une boutique toute nouvelle pour moi.

Mais les pires: c'est quand je suis sur le point de monter à cheval, ou à moto et que c'est le réveil. Il y a aussi les fois où j'achète plein de trucs qui ne sont plus là au réveil évidemment, mais le coup du cheval ou de la moto: ça j'aime pas.

Il fait tellement beau ce matin, que pour moi c'est le temps de me lever tôt pour un samedi matin et d'aller un peu au soleil au bord du lac avant la cohue. J'adore cette période où c'est calme et ça démarre bien la journée; ah: si j'avais un balcon ou un jardin...

vendredi, avril 29, 2005

Une belle nuit.

Souvent mes rêves sont un savoureux mélange, bien sur je le constate qu'au réveil. Quoique: j'ai l'impression de vraiment en jouir sur le moment.

Pour ceux qui l'ignorent: ma ville préférée au monde restera toujours Québec. Pour y avoir vécu durant 7 ans; j'en garde des souvenirs magnifiques et impérissables.

La nuit dernière; plein de gens, autant d'inconnus que des gens familiers appartenant à ma famille, à celle de postit©, et plein d'activités diverses au gré de mes réveils furtifs.

Le mélange, comme souvent, tient au niveau des lieux Genève/Québec. C'est quand même bizarre car je préfère et de beaucoup Lausanne à Genève, je vis en périphérie, mais jamais ces lieux ne font partie de mes rêves. Tandis que des actions se déroulant au sein d'une grande ville le sont généralement à Genève. Faut dire que j'y travaille souvent et bon les lieux sont fictifs et mélangés aux lieux réels; c'est très particulier.

J'aime vraiment passer toute une journée avec le résultat psychologique que m'apporte mes rêves; je pourrais comparer avec une belle rencontre, une bonne lecture, une belle balade, un bon film.

jeudi, avril 28, 2005

Première visite, première déception.

C'était hier le grand soir, j'étais nerveuse, plus que mon mari!

On arrive à l'avance, on tourne autour en *reluquant l'immeuble et les environs. Il y a 2 gamins de 10 ans qui jouent avec un ballon de foot. Ils sont que deux mais: ça y va!

Il y a des gens à l'aire commune de jeux-parc; mais ils semblent calmes. Evidemment que plus c'est au centre du lot, plus y a de la vie.

On attends le monsieur mais sans l'avoir jamais vu! Il y a plein de gens qui ont le type agent d'immeubles qui circulent... le plus grand, le plus chic, hésite et viens vers nous: quoique j'allais vers lui au même instant.

Présentations, il nous indique qu'une dame va se joindre à nous car c'est elle qui dirrige la vente.

C'est le moment de poser ma question sur le pourquoi de deux agences différentes.

Réponse: ils fonctionnent un peu en réseau. Un *objet peut avoir une référence sur plusieurs agences mais une seule a le leadership. Ce qui fait qu'on s'est retrouvés avec ces deux agents, sympas.

Notez qu'à la présentation de la dame on est debouts dehors depuis 20 bonnes minutes. Elle nous explique les lieux, Commune, services de transports en commun, etc. On savait déjà tout ça mais on écoute poliment.

Ils nous expliquent que le logement est habité par des locataires et non des propriétaires comme on s'apprête à le devenir. Que le bail arrivera à terme en avril 2006... qu'il faut prévoir des travaux étant que ce sont de gros fumeurs.

On monte, 3e étage, on est accueillis sobrement et les gens nous laissent visiter sans participer.

La visite se fait à une vitesse folle. A la cuisine j'ose pas ouvrir aucune armoire, encore moins le frigo. J'ai pas une minute pour ME visualiser là. Rendus au balcon: ils nous disent les dimensions quand moi je suis à contempler la vue: superbe dailleurs, une partie des Alpes, et Communes au loin en contrebas, l'autoroute aussi mais sans vraiment entendre la circulation pourtant intense à cette heure. Je savoure... pour voir ensuite qu'une pauvre petite table patio avec 4 chaises ça va remplir ce petit balcon....

Le salon - appelé séjour ici - qu'on traverse devant les habitants: il est petit. Salle de bain avec lavabo, ensuite WC: y était temps... je les ai utilisés. Réduit minuscule avec toilette et rien d'autre, sans fenêtre.

Ensuite les deux chambres: pas si grandes, et pour finir le plafond est très bas à comparer à ici, au coin du mur du salon: une grande fissure que mon mari considère grave: il est quand même maçon...

On file à la cave. Ici la cave désigne le locker. Ensuite la buanderie; spacieuse avec une machine à lave, modèle inconnu pour moi; j'ai rien dit, mais pour la sécheuse à tambour dont je voyais pas du tout comment en ouvrir la porte... j'ai constaté qu'eux non plus: finalement c'est postit© qui a réussi.

La discussion se poursuivait là en bas: toujours debouts depuis le début: n'en pouvant plus; je me suis assise sur une marche de l'escalier. Ils avaient l'air tout étonnés... Avec ce que je marche dans une journée: j'ai besoin d'alterner les positions moi. Trop long assise je fatigue autant que trop long debout, voilà.

On a posé nos questions, là sur place, pour terminer le tout dehors avec que le monsieur.

Il y a un garage souterrain mais loin de notre entrée ce qui signifie: arriver avec les commis ou chargés; décharger le tout, le monter et redescendre ranger la voiture et revenir à pied...

Questionnements sur la possibilité de barganner vu qu'il faudra repeindre, réparer la fissure, etc. Pas de problèmes. Par contre le hic: c'est que les locataires sont là légalement jusqu'à avril 2006 vous vous souvenez?

Si- et seulement si- on achète: on a le droit de casser leur bail, gentiment, mais d'exiger leur départ dans un délai raisonnable.

Par contre eux: ils ont le droit d'aller en recours, ce qui se rend au juge et qui peut traîner en cour durant un an et jusqu'à 3 ans! Maman...... je me meurs.....

Donc: fin de la visite et de la rencontre. Le monsieur a pris nos critères de sélection en note et nous fera d'autres offres dans les jours à venir.

Mais c'est clair qu'en général on est déçus; par contre pour apprendre: c'était une visite idéale!


*reluquant: reluquer = examiner sous toutes les coutures.
*objet: appellation de l'immeuble en vente, ou location.

mercredi, avril 27, 2005

Quand tout va mal...

Y a des jours où tout va mal... En fait, ça a commencé hier soir, quand j'ai voulu regarder la 2e heure de 24 hrs chrono... la cassette vidéo n'a jamais voulue se laisser lire: bloquée au début: allez savoir pourquoi. J'ai tout essayé: peine perdue.

Ce matin: pas moyen de dormir; l'employé communal tonds la pelouse du parc voisin, un bruit agaçant, la concierge démarre son balayage de l'entrée au même moment, alors; j'ai fini par me lever malgré qu'il était seulement 8h15. Deux minutes après: hop la volée de cloches à la petite église voisine: DING, DONG et ce durant 15 minutes.

Je surfe en buvant mon café quand il me prends l'envie de voir de quoi sur mon laptop: impossible de l'ouvrir correctement. Il tourne mais j'ai rien à l'écran... et un bip bibip incessant retentit. Je sais pas quoi faire, j'ai le réflexe d'enlever la batterie mais j'ose pas... alors le bip bibip dure deux bonnes heures jusqu'à l'arrivée de postit©.

Il voit que la batterie n'est pas correctement placée... la faute à ma saccoche qui est juste juste quand je le range, donc: j'ai probablement déplacé la batterie en l'extirpant de là ce matin: arf... je suis nulle parfois hein?

Il pleut, c'est sombre: je voudrais dormir pour être alerte ce soir à la visite de l'appartement. Mais... à la place je classe des papiers, vérifie mes questions pour la visite de ce soir, une bonne douche en musique et quelques airs d'harmonica avec Claire Pelletier.

Et hop; je file à la poste ainsi qu'à la Coop pour acheter mon tout premier Tupperware à rabais avec la carte de bons dûment remplie. J'ai choisi: le petit traiteur, qui est composé de 3 contenants plats de 700 ml qui s'emboîtent, celui du dessus servant de couvercle à celui du dessous. Pratique pour ranger un plateau fromage ou charcuteries pour invités ou conserver des restes sans que les odeurs se mélangent. Bref: je renoue avec la fameuse originalité de Tupperware. Dire que j'en ai vendu dans les années 70... alors: je vous dis pas l'assortiment gigantesque que j'avais amassé.

Je suis un peu nerveuse... et je vous raconte pas pour postit©. C'est bien car il va rentrer une heure plus tôt comme ça on pourra feuilleter ensemble un autre magazine que j'ai rapporté tout à l'heure. Il y a d'autres choix... mais celui qu'on va visiter ce soir n'y figure pas: biz... Je réalise aussi que les gens qu'on va rencontrer sont les propriétaires du moment alors... c'est particulier comme expérience pour nous.

Je vous tiens au courant!

mardi, avril 26, 2005

Permis de conduire

Quand je suis arrivée en Suisse je possédais le permis de conduire Québécois classe 2. Ce qui me donnait le droit de conduire un autobus scolaire à 36 sièges. Je me doutais bien que j'allais pas m'en servir ici. Dailleurs; les premières années, j'ai peu pris le volant sauf sur l'autoroute et les longues distances.

Peu à l'aise en ville et les stationnements coincés, je préférais laisser faire postit©. La voiture comme tel; je l'avais à disposition que par beau temps quand postit© pouvait aller travailler en moto. Alors: je profitais pour aller au lac. Après 4 ans comme ça; j'ai décidé d'aller chercher mon permis Suisse parce que finalement j'étais pas trop en règle avec la loi hein?

Je me présente un peu avant les vacances de fin d'année au Bureau des Véhicules, je fais la file et hop je suis au guichet devant une dame l'air sympa. Erreur... Elle me demande mes papiers, combien de km je conduis par semaine: euh.... bien obligée de lui dire que je conduis rarement. Elle me sort qu'il faut un minimum de 25 km/semaine avec témoin probant à l'appui, etc, etc. Sinon; il me faudra refaire une course en ville comme en fin de cours de conduite avec la facture assortie...

Je repars de là en furie... pour pas dire en pleurant, un coup dans la voiture. C'est quoi ce cirque? Mon mari n'y comprends rien lui non plus. J'ai pris tout le temps des Fêtes pour décanter, me calmer et réfléchir... Le 4 janvier je me pointe au dit bureau en prenant bien soin de pas aller vers la même dame.

Je me retrouve devant un jeune monsieur sympa sans en avoir l'air - en fait il en avait l'air mais je me méfiais je vous dit pas - il me demande mes papiers, mon dossier en provenance du Québec, traficote je sais plus quoi dans ses papiers, me tends un formulaire à signer avant d'aller imprimer MON PERMIS DE CONDUIRE SUISSE. Alors.... c'est quoi ces questions à la con de la dame d'avant??? Madame inventait de nouveaux critères sans avoir consulté mon dossier dailleurs... une vraie nulle de chez nul qui me prenait de haut!

Le monsieur a tout régularisé avec le sourire, en me félicitant de mes nombreuses années de permis sans rien de négatif à mon dossier, etc etc etc.

C'est un exemple de ma ténacité, qui ne se fera jamais jouer par des fonctionnaires demandant des trucs totalement farfelus. Je persévère avec un feeling de défi, particulièrement quand je sens bien que je suis dans mon droit d'insister mais surtout pas à la même personne parce que c'est surement bouché de chez bouché ces gens... Je suis sortie de là fière de moi, encore plus d'avoir gagné sur la connerie administrative mal appliquée: c'est déjà assez compliqué sans en rajouter non?

Ils ont fait une grande marque sur mon permis Québécois l'annulant: ça fait mal au coeur mais bon... de plus le permis Suisse est d'un méga format cartonné à plier en 4 et à protéger dans un étui plastique.. terminé mon permis format carte de crédit.

Une semaine plus tard, les journeaux annonçaient que le nouveau permis de conduire Suisse était arrivé: format carte de crédit plastifié; arf... Ils seront changés que pour ceux qui changent d'adresse donc: au fur et à mesure.

Je vais changer d'adresse à votre avis?

OUI, OUI OUI scanda la foule....

Ben alors: je vais retrouver mon format plastifié? Wow

lundi, avril 25, 2005

Je serai brève

En ce lundi; il n'y a rien à dire de spécial. Un dimanche parfait, j'ai osé regarder le premier épisode de 24 hrs chrono au sortir du bain et avant d'aller au lit. Le deuxième m'attends sur vidéo. J'ai eu de la peine à m'endormir grâce aux jeunes toujours aussi bruyants...

Avant de partir au travail: deux lessives déjà à sécher et une qui tournait. C'est fou: je me sentais bien genre: pas comme un lundi matin. Rentrés sous l'orage ce soir; des trombes d'eau sur l'autoroute quand on voyais le grand soleil sur les Alpes en France... la toute petite distance faite pour retrouver ma voiture avec le parapluie qui menaçait toujours de se retourner alors je suis arrivée les pantalons tous trempés pour m'engouffrer dans mon habitacle un tantinet humide.

Vite ramasser les lessives restantes, rendre la clef. Voilà.

Sinon ça vous dit quelques patronymes craquants?

M. Basset: administrateur du tunnel du Mont Blanc.

Mgr Genoud - oui j'ose.. il est quand même bien sympa... alors un Mgr à genoux... c'est normal non?

M. Verru: contrôleur des produits frais...

M. Braconnier: psychiatre...

M. Loup: vétérinaire...

M. Maître: avocat...

M. Lavelaine: ingénieur en réduction du CO2

M. Pesanti: tireur de stalagtites de glaces au flanc des falaises au dessus des routes pour sécuriser la route.

Mme Veuve: intervenante auprès des transplantés du coeur...

dimanche, avril 24, 2005

Je l'ai, je l'ai!

Quoi donc? Mon laptop, Pc portable, Notebook appelez-le comme vous voulez.

Un Acer Aspire 1690. Il pèse 3.kg ce qui fini par être assez lourd si c'est pour le trimballer sur une longue distance mais bon... j'en suis pas là. J'ai trouvé une mignonne souris grise et rouge, infrarouge, qui a fait ses preuves hier soir en étant fonctionnelle sur le drap de mon lit, fini les tapis de souris. J'ai exploré quelques trucs avant d'aller dormir: le portable en soi, et la possibilité de connexion sans fil mais pas assez forte pour que j'y arrive. N'empêche que c'est le Pc qui m'a indiqué la possibilité, automatiquement. J'avoue que ça m'a agréablement surprise. Il suffira qu'un jour je sois assez près d'une antenne pour tester la chose.

D'après moi je n'ai plus à me questionner du comment faire... vu que le Pc réponds à ces questions.

Il y a plein de logiciels que je ne connais pas: explorations en vue. D'autres que je retrouve: Works, traitement de texte et tableur.

Sinon après un bon 12 heures de sommeil; je récupère de mon samedi de travail. Il pleut, c'est sombre mais bon: aucune importance, pas de sorties de prévues.

Je poste cette entrée et je vais regarder le Grand Prix de d'Imola qui sera à la hauteur de mes attentes j'espère bien. Bon dimanche!

Edit à partir de mon laptop: enfin un Grand Prix enlevant comme je les aime. Un départ fulgurant, sans bavures au point de se demander comment ils ont fait pour pas se toucher! J'ai tenu tout le long en réalisant aussi 4 scéances de Compex. Puis les 3 points de Villeneuve se prennent bien aussi, yep alors.

samedi, avril 23, 2005

C'est bien joli tout ça

Mais parfois je me demande vraiment à quoi ça sert!

J'ai l'air bien savante d'avoir su vous expliquer les 3 piliers hier... ça fait 6 ans que j'étudie tout ça, car si on a pas à se servir de ces informations: ça nous sort vite de l'idée et surtout ils modifient entre temps...

Je me trouve bien bonne aussi depuis 2 ans de faire les déclarations d'impôts, toute seule comme une grande, logiciel à l'appui. Par contre; si j'y arrive maintenant, c'est que la fiscalité n'est plus bi-annuelle: ce qui simplifie, si on peux s'exprimer ainsi...

Dénicher toutes les déductions possibles pour arriver en finale: soit des mois plus tard, avec une facture énorme afin d'arriver à boucler nos paiements d'impôts, parce que eux: ils ont pas fait les ajustements des paiements mensuels qu'on leur fait... ça donne une mauvaise surprise je vous le dis, avec ordre de payer dans le mois et ce avant Noël.

Ils viennent de remettre ça... courrier du jour: * bulletins de paiements mensuels, qui arrivent un mois en retard, avec un montant double de l'an passé à chaque mois: bon c'était prévisible parce que j'ai demandé précisément pour pas avoir la surprise d'avant Noël.

Alors; si c'est bien comme j'avais demandé: me faudra quelques jours pour vérifier dans ces méandres de paperasse... il y a quand même une surprise de taille...

Il y avait des *votations dimanche dernier concernant des modifications sur la fiscalité... ça n'a pas passé alors; ils nous postent la série de bulletins de paiements en retard sur l'échéance normale, étant qu'ils attendaient la décision... ce qui a pour résultat d'avoir à payer avril et mai d'un coup. Joie...

Alors je me dis: à quoi bon si ils sont à changer les règles à tous moments?

* bulletins de versements: formulaire servant de facture à payer soit à la poste, soit via le Net.
* votations: scrutins sous forme ordinaire ou de référendum.

vendredi, avril 22, 2005

Les 3 piliers

Le système Suisse de prévoyance est original. Basé sur la logique du pilier. Un pilier ne tient-il pas solidement un pont ou autre construction élevée?

"Le système des trois piliers, qui est l'un des aspects de cette sécurité et qui est inscrit dans la Constitution fédérale, garantit votre prévoyance personnelle et professionnelle ainsi que celle de vos proches en cas de vieillesse, d'invalidité et de décès."

Le premier pilier est une prévoyance obligatoire, régie par l'Etat

Le deuxième pilier est une prévoyance professionnelle, obligatoire de part égale de l'employeur et de l'employé qui s'accumule avec vos années de vie active en prévision de la retraite ou selon la loi en vigueur, qui peut être retirée pour l'achat d'un bien immobilier ou pour le départ définitif de Suisse.

Le troisième pilier est une prévoyance privée, facultative. Un peu comme le système des REER au Québec.

En résumé: le premier pilier est intouchable avant la retraite.

Le 2e pilier a des possibilités de rachat assujetties à certaines restrictions et surtout dès 2006 ce ne sera plus possible de le faire avant d'avoir 65 ans...

C'est précisément cet aspect qui nous permets d'envisager l'achat d'un appartement en condominium, tout en sachant qu'il reste encore plus de 20 ans d'années de travail pour postit©, donc un nombre d'années suffisant pour accumuler à peu près le même montant avant sa retraite.

En engageant ce 2e pilier dans l'acquisition d'un logement, ça devient déductible d'impôts.

Ne vous demandez plus pourquoi plusieurs Suisses viennent au Québec ou ailleurs pour acheter une ferme ou autre biens: c'est qu'ils ont racheté leur 2e pilier et ça leur sert de fonds d'investissement. Par contre ces mêmes personne, s'ils leur arrive de revenir en Suisse, dans le pire des cas: ils en résulte qu'ils ont tout perdu cette prévoyance qui ne se reconstitue pas en quelques années.

Le 3e pilier est personnel et suivant un montant versé, soit mensuellement ou annuellement, sert à constituer un fond, normalement géré en bourse par des courtiers et qui avec le nombre d'années devient disponible par tranches, pouvant servir de dépannage en cas de coup dur, d'argent libre pour effectuer des voyages sans toucher au budget normal ou bien d'accumuler jusqu'à échéance, soit encore et toujours l'âge de la retraite.

Au début quand on est pas d'ici: c'est pas simple à assimiler toutes ces nuances qui n'ont rien à voir avec le système Nord américain. Faut mentionner que chaque pilier a un volet invalidité et décès.

Si je connais si bien maintenant c'est que durant un an j'ai travaillé pour un groupe offrant différentes possibilités de 3e pilier. Je prenais les rendez-vous au téléphone en ignorant tout mais absolument tout au départ de ce système. Pas grave: j'avais pas à expliquer mais à convaincre que mon patron saurait le faire lui. Avec le temps j'ai appris, mon ancien patron et ami maintenant, est toujours ma référence en investissement financier ou simplement pour fins de renseignements.

Alors voilà. Pour approfondir vous pouvez aller voir les liens mais je sais déjà que ça ne vous avancera pas beaucoup sauf pour visualiser la structure de ces fameux piliers.

jeudi, avril 21, 2005

Pire qu'un marathon

Je m'assoie enfin! Je sais pas pourquoi mais: c'est souvent comme ça. Soit il ne se passe rien de spécial durant un moment, soit tout arrive en même temps.

Parfois je navigue sur le Net, je fais plein de trucs et ça bouge, ça avance. J'aime bien ces moments-là. A d'autres moments: il ne se passe rien, alors; je me décide à ouvrir mon MSN qui au départ était consacré essentiellement à ma fille dans le sens de téléphone rouge. Prioritaire. Evidemment les gens demandent à être ajoutés, on plie: on ajoute. Pour finir, quand je savais que ma grande fille n'était pas branchée: j'ouvrais pas. Sauf par temps morts.

Ensuite, une nouvelle amie serbe a eu ma faveur sur MSN et ce fut de longues et précieuses discussions. Elle fut absente un moment du Net alors: MSN fermé. Sinon je me fais assaillir et j'arrive plus à suivre moi! Cette bonne amie est rentrée: qu'elle ne se fasse pas de soucis si mon MSN est fermé.

Moi qui aime approfondir les choses, je présente ici mes excuses aux amis qui me voient plus sur MSN. Tenir un blog vivant demande du temps et il y a la vie réelle à côté aussi.

A ce propos: je viens de faire un de ces marathon.

Vous qui me suivez ici savez que j'attendais une rentrée d'argent partie se faire voir au Canada avant de me revenir dans mon compte de banque suisse. Alors après 33 jours: c'est rentré! J'ai failli me précipiter pour acheter mon laptop mais bon: j'ai ma journée de travail dans le corps et y a pas vraiment le feu au lac!

Il était plus pressant de faire un versement substentiel sur la Visa. Ce qui est fait, plus qu'à attendre qu'ils comptabilisent et nous la débloque, ouf... ceci entraîna moult calculs, un retour à mon dossier voyage au Québec que j'avais laissé de côté depuis cette mésavanture.

Donc: j'ai téléphoné à ma gentille aubergiste qui attendait sur moi pour prélever le montant du dépot de la location de notre chalet. Comment décrire la chose...

C'est une dame que je ne connais pas, qui a patienté déjà durant 2 semaines et demie mon appel et qui devra attendre jusqu'à mardi prochain sinon plus pour encaisser, et pourtant!

On a rigolé, je lui ai résumé la suite de nos déboires, lui ai promis de tout lui raconter de visu et surtout: je l'ai remercié chaleureusement en insistant que peu de gens auraient eu cette patience en toute confiance sans rechigner. On a bien ri en se qualifiant comme on le fait chez nous: on est du bon monde! Oh oui!

J'imagine qu'en 15 jours à leur chalet on aura des occasions pour discuter: j'ai bien hâte de la rencontrer. Elle aussi j'imagine: pareil phénomène...

Avant tout ça, j'ai reçu confirmation de notre visite pour le condo, mercredi prochain. Ni une, ni deux: j'ai établi le calcul hypothécaire à partir du site Web.

Moi qui hais les chiffres... j'ai été servie après une longue journée de travail!

Me reste à mener ces deux dossiers de front: condo et voyage car il me faut réserver la voiture de location et agender 2 jours que j'ai libérés pour voir une tante.

Il me semble avoir déjà la tête dans les cartons pour une part, l'autre partie à faire la liste de cadeaux à apporter au Canada. La dame du chalet vient de se mériter une bonne bouteille de Cure d'Attalens!

Dire que François m'avait trouvé un sujet pour ce soir: je le reporte à plus tard, sans faute.

mercredi, avril 20, 2005

Premières vues

Hier soir on est allés voir la première maison qui nous avait plu sur les photos. Prise sous un angle avantageux, sur place: ça donnait pas du tout le même coup d'oeil. Et du coup: j'apprends plein de choses sur les expressions d'ici.

Car sur la description ça disait: propriété mixte. Sur ce cas précis ça veut dire: un garage de réparations de voiture au rez de chaussé... euh... ça mentionnait aussi: travaux à prévoir... ah ça: c'est facile à voir un coup devant. Un: c'est inhabité et on voit pourquoi, on a aucune envie d'acheter du grand bricolage, il y a un traffic monstre par là et c'est un quartier plus ou moins mal famé. Eliminé.

Deuxième coup de coeur que je trimballe depuis 1 semaine en regardant la photo plusieurs fois par jour: je suis allée voir l'extérieur toute seule cet après-midi. Bâtiments récents dans un quartier réputé calme, près des axes routiers sans en avoir les inconvénients visuels et auditifs. Une surprise: il y a pas moins de 45 bâtiments à peu près semblables; je ne m'y attendait pas du tout mais bon: c'est pas négatif en soi. Surtout que le notre est au tout début du lot, donc avec une relative tranquillité.

Maintenant les méandres de l'immobilier Suisse.

Au rez de chaussé: le bureau de vente des dits logements. J'entre et je discute avec le monsieur qui me dit que oui, c'est eux qui sont propriétaires, mais que la vente est gérée par une agence dont il me donne le nom. Pourquoi c'est pas le même nom d'agence que j'ai contacté par mail? Mystère...

Je rentre pour loger un appel à cette agence: on me dit que la dame est à l'extérieur et sera là que demain. Ok...

J'appelle la dame qui m'a répondu gentiment par mail, de l'autre agence: polie, gentille, sympa; on fixe un rendez-vous de visite pour mercredi prochain. Eh be... cherchez l'erreur...

Alors; reste à patienter une semaine quoique je suis assez occupée d'ici là, vu que je travaille samedi. Déjà que j'ai des amis de Belgique qui viennent faire un match d'impro sur Lausanne et que je crois pas avoir la force d'y aller après le travail, snif... alors je sais pas si on se verra pour finir.

Entretemps; ça nous permets de voir d'autres possibilités. Mais j'avoue que ce coup de coeur me plait bien.



C'est au troisième étage à droite sur la photo avec vue sur le Jura. La majorité des voisins sont soit derrière, ou un peu en retrait.

mardi, avril 19, 2005

Je veux déménager

Vite fait, bien fait.

J'en peux plus de la proximité, des incivilités. Il y a une limite à ma tolérance et pourtant j'en ai une que je qualifierai d'élastique.

Il y a une heure, on est sortis mon mari et moi pour aller visiter une maison. La voir de l'extérieur seulement en fait. En sortant, il y avait un voisin qui mettais plein de trucs dans une voiture avec du Iron Maiden qui jouait juste assez fort pour que ce soit cool. J'aime bien Iron Maiden... mais surtout: ce voisin est la discrétion même la plupart du temps. Alors ça m'a fait sourire.

Je ne vois pas du tout sous le même angle le fait de me faire réveiller en plein sommeil par une bande d'adolescents qui font la fiesta à la fenêtre de ma chambre et de la chambre d'au moins 2 autres voisins à 10h30 du soir et pour un long moment.

Je ne vois pas comment c'est pas clair dans leur cerveau que des gens puissent dormir, chez eux tranquilles à ces heures. Mais bon: ce genre de cerveau qui ne sert tellement à rien qu'il a rétréci au format nombril est courant hélas...

Je n'accepte pas que certains de mes voisins me disent à peine bonjour et se gênent pas pour venir faire leur ménage de voiture pratiquement à la fenêtre de ma cuisine un dimanche midi...

Je n'accepte pas de payer un stationnement dont je dois m'extirper après moultes manoeuvres ces temps-ci parce que 2 autres voitures me bloquent en se stationnant illégallement devant ma fenêtre encore... sur ce point je prépare ma plainte à la gérance... non mais y en a marre...

Je passe sur les odeurs de sardines grillées vu que c'est rare, sur le fou qui habite au premier et qui dès qu'il a un verre de trop dans le nez tabasse les portes, boîtes aux lettres tout en soliloquant à qui mieux mieux, qu'il soit minuit ou 3 heures du matin. Et par beau temps: devant notre chambre évidemment...

Des jeunes qui en soirée m'empêche quasiment de regarder un film tellement ils discutent fort et proche de ma fenêtre... Il y a des trucs pour lesquels j'ai des combines. Je m'en accomode. Mais on me dira pas que c'est normal de démarrer un lave-vaisselle que ce soit la nuit ou en matinée pour arriver à dormir tellement les gens discutent devant ma porte à l'entrée.

Mais plus jamais de rez de chaussé pour moi. Y en a marre d'avoir les gens dans ma cuisine ou ma chambre parce qu'ils n'ont pas le civisme requis pour respecter la vie privée des autres. Marre, marre, marre.

Alors si tout va bien: d'ici 3 ou 4 mois; on sera déménagés et je ne peux vraiment pas imaginer pire voisins que ce que j'ai ici. A tout le moins en nombre: car si on va en mode condos; il y aura peu d'appartements autour de nous. Et en oubliant les rez... j'ai un peu de chance pour pas voir apparaître des zigotos à mes fenêtre non?

Je demande peu mais j'y tiens. De plus en plus.

lundi, avril 18, 2005

Je suis mourrue...

Une fin de semaine chargée d'émotions à cause de mes visiteurs, du nouveau volet concernant la recherche d'un appartement en propriété, et tous les calculs qui y sont rattachés.

Et cette neige tardive, totalement inhabituelle, qui est tombée toute la journée de dimanche. Ce soir je sais qu'il en est tombé 40 cm...sur Lausanne: c'est pas rien

Donc: j'ai passé une nuit un peu cahotique. En fait; je me suis réveillée pratiquement aux demie-heures. Avec des rêves peuplés de maisons, de villas, de neige et de je ne sais plus quoi.

Une grosse journée de travail avec pas mal de km à faire aussi. Et dès mon retour: un appel de fiston. Comme toujours: je refais à mon tour à cause de mon forfait très économique. J'ai tout de même pris le temps de me mettre à l'aise, avec un bon thé pour discuter bien installée tranquille.

Entretemps, postit est rentré. Personnellement aujourd'hui; je n'ai discuté de nos démarches d'achats qu'avec ma cheffe qui voulait savoir où on en étaient. Par contre, postit a demandé un peu autour de lui au chantier et il est rentré tout effaré des histoires de ces collègues. Je lui ai bien dit que les histoires des autres n'avaient rien à voir avec la nôtre.

Faut voir, se renseigner, faire jouer mes relations: eh oui j'en ai plus que lui dans le monde des affaires; c'est fou hein?

J'ai été élevée par un homme d'affaires actif et je peux me targuer d'avoir hérité de lui sur ce plan. Rien ne sert de paniquer: faut voir: ça c'est une autre de mes facettes, ne jamais baisser les bras et encore moins s'alarmer pour rien. Au Québec on appelles ça: pelleter dans les nuages...

Donc: faire les démarches dans l'ordre et bon: j'ai quand même su le rassurer: ouf...

dimanche, avril 17, 2005

Vous vous y retrouvez vous?

Le débat est en cours depuis des années... encore un exemple de lenteur suisse. Quel débat? L'ouverture des magasins le dimanche.

A mon arrivée il y a 7 ans; j'avais l'impression que tout, mais absolument tout fermait à 15 heures. J'ai plutôt constaté que chacun y allait à son envie. Je veux dire les commerçants ouvraient à leur convenance. Ils partaient en vacances? Pas de problèmes: ils fermaient leur commerce durant cette durée, que ce soit 15 jours ou un mois. Au consommateur de s'adapter...

Les années passant, il y eut une évolution du côté des grandes chaînes d'alimentation. Ouverture jusqu'à 18 heures les samedis au lieu du 17 heures habituel. Ajout d'un deux heures les vendredis soir soit: fermeture à 20 heures.

Ensuite; ce fut la valse horaire en cascade au gré des gérants: nocturnes jusqu'à 21 heures à certains endroits et pas à d'autres: encore là; au consommateur d'être attentif.

S'ajoute à tout ça les dérogations aux magasins désservants les gares: quartier libre pour eux y compris les dimanches!

Ensuite les stations services avec shop ont poussées comme des champignons et eux c'est soit jusqu'à 21 heures et certains jusqu'à 23 heures, dimanches inclus.

Et le dernier né? Coop pronto: l'équivalent de nos dépanneurs au Québec. On en est même rendus aux jours fériés où certains Centre d'Achats sont ouverts et d'autres non.

Allez donc vous y retrouver... parce que les autorités administratives n'en sont pas encore rendu à un concensus qui permettrait d'égaliser tout ça, de normaliser logiquement quoi! D'ici là: c'est la débandade et certains contreviennent à la loi qui est tellement nébuleuse pour pas dire erratique: parce que si vous vendez un pain à Ouchy, considéré comme hautement touristique c'est pas pareil comme vendre un pain sur les hauts de Lausanne! Vous me suivez?




Au moins le boucher/alias le chat/ est clair lui: il annonce la couleur!

samedi, avril 16, 2005

Lenteur...

On m'a demandé déjà, de parler de la lenteur Suisse. Car un des clichés accolés à la suissitude à part les montagnes, le chocolat et les montres concerne une certaine lenteur.

C'est pas tellement chez les gens comme dans l'administration je crois. Je ne vais pas entrer dans le processus démocratique politique qui n'est pas encore tout à fait assez clair pour moi et je n'ai pas envie de proférer des faussetés.

Alors je prendrai l'exemple du Musée International de la Réforme qui a ouvert ses portes hier.

"L'idée d'une telle institution date de 1897, repart en 1907 lors de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Elle revient au fil des ans. Le pasteur Max Dominicé la reprend en 1959 lors du Jubilé Calvin.

Une enquête d'opinion conclut à la «nécessité de réaliser ce musée pour des raisons historiques, spirituelles et touristiques». Le choix de la Maison Mallet s'impose de par sa valeur architecturale et sa situation au cœur de la Genève protestante, à deux pas de la cathédrale et de l'Auditoire Calvin.

L'affaire prend une tournure définitive en 2001. Pas trop chaud, au départ, pour «muséifier» cette Réforme toujours en développement, Olivier Fatio s'y attelle avec résolution. Epaulé par un conseil de fondation entièrement privé, il définit les principes de base de la nouvelle institution: un espace ouvert à tous." Peut-on lire dans l'édition de jeudi 14 avril de La Tribune de Genève.

Plus de 100 ans ont passé depuis les premiers débats jusqu'à la réalisation et enfin l'ouverture de ce Musée.

Je sais pas, mais hier en voyant ces informations à la télé ça m'est venu à l'idée de m'en servir pour illustrer la lenteur Suisse.

Lenteur qui suppose une longue réflexion, soupeser les pours et les contres. Ne jamais rien faire dans la précipitation serait bien comme devise non?