Il pleuvait à verse ce matin, durant le trajet pour aller au travail; je me suis rendue compte que mes essuies-glace nettoyaient que la moitié de la surface normale... déjà rouler de nuit, sous une forte pluie: ça m'énerve. S'il faut que je perde un allié précieux alors là!!! Plus j'avançais, plus ils allaient carrément trop bas et ne remontaient plus vraiment tout en faisant un clic-theclick très fort à l'intérieur du capot!!!
Bref; je suis arrivée à destination et ils étaient morts! C'est réjouissant après être allée faire le service au garage où normalement ils contrôlent tout!
J'étais furax... comme si une facture de plus de 400 francs ne suffisait pas pour ce foutu service; il me faudra faire réparer encore un truc! Déjà que celui de la lunette arrière a lâché la semaine dernière.
Bref; ça m'a un peu stressée mais je me suis déjà mise à prier pour qu'il ne pleuvent pas quand j'allais la reprendre en fin de journée. Prières exaucées.
On avait une personne de moins que prévue en cette matinée, mais tout s'est bien passé jusqu'à ce que je sorte un peu avant les autres pour avoir le temps de griller une cigarette ou deux. Les interdictions s'étendent gentiment et moi tant que je suis au courant, je m'arrange autrement.
Donc, maintenant dans ce bâtiment, il est interdit de fumer partout, même dans l'entrée, contrairement à la dernière fois où j'étais allée. J'émerge donc de l'ascenceur la cigarette dans une main et le briquet dans l'autre.
ll y a 5 ou 6 monsieurs qui discutent devant la porte de sortie, dont un concierge avec tout son attirail. Il me fait signe que c'est interdit.
-Ah ok!
J'avance donc pour sortir complètement et un autre ouvrier me fait:
-
C'est pour votre santé madame! sur un petit air moralisateur de mes fesses...Je lui sourit en l'assurant que:
- Ma santé je m'en occupe!!!
Le concierge n'ayant pas l'air de s'enlever pour me laisser passer, je dis:
- Laissez passer!
Jusque là ça va. Je suis donc dehors en attendant les collègues et le patron, bien contente d'avoir un peu de temps à moi car on va manger à un Centre d'achat devenu non-fumeur, dans un restaurant non-fumeur et bon moi après les trajets en voiture de boîte toujours non-fumeur: il faut bien que je dégotte un petit instant par-ci par là, non mais... Déjà que j'ai fait ma pause du matin, sur une terrasse au 6e étage, dehors au grand vent!
Bref, mes collègues arrivent, on salue l'autre équipe, car on se sépare pour le reste de la journée.
Et BANG! Un monsieur, qui m'est totalement inconnu sort du bâtiment, et vient se placer face à moi puis il commence à m'invectiver comme si je l'avais injurié moi même... Au départ; je crois qu'il se trompe de personne carrément.
Il continue à m'insulter et c'était tellement inattendu et irréel:
-
Vous devez être agréable à vivre vous!!! et patati et patata dans le même style d'insultes auxquelles je n'ai absolument rien compris. Il m'a déblatéré plein de trucs au sujet de la politesse et je ne sais plus quoi d'autres, jusqu'au moment où il s'est mis à plaindre mes collègues en me traitant de personne totalement désagréable!
Vous noterez que durant tout ce temps j'ai juste su dire:
-C'est à moi que vous parlez?
-On se connais?
Sinon, je le laissais aller tout seul, comme un con... le hic pour lui c'est que j'avais mes 5 collègues à côté de moi ainsi que le patron qui n'y comprenaient rien non plus et à sa dernière insulte, je lui ai fait:
- ça tombe bien, ces gens sont mes collègues, demandez-leur!
Je lui ai coupé le sifflet. Il est parti -
faux jeton-, sauf qu'il est revenu sur ses pas pour me lancer une ou deux autres insultes comme pour se vider le coeur!
J'étais abasourdie et bien fière d'avoir gardé mon calme.
Sauf qu'ensuite, il me fallait rapidement trouver qui était cet hurluberlu hystérique! Je crois qu'il était avec les gens devant la porte de sortie, il aurait peut-être voulu m'expliquer le pourquoi du comment l'interdiction de fumer était une bonne chose, etc etc etc, il a été personnellement atteint dans son ego que je préfère sortir allumer ma cigarette au lieu d'entendre son discours moralisateur??? C'est une pure supposition de ma part, parce que personnellement à part le monsieur devant la porte: je n'ai retenu aucuns visages.
Mes collègues l'ont trouvé un poil agressif, hihihihi! Quand j'ai expliqué la raison pour laquelle je croyais qu'il piquait sa crise, le patron m'a dit: Y a toujours des gens qui ne se mêlent pas de leurs affaires.
Au moins: c'est le monsieur et non pas moi qui a eu l'air fou!